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Auberge dite Maison Loustau

Dossier IA64002808 inclus dans Quartier de Pessarou réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Maison Loustau, Maison Lousticq, Maison Beauregard
Destinations maison
Parties constituantes non étudiées forge, tannerie
Dénominations auberge
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Quartier Pessarou
Adresse : Route départementale 123
Cadastre : 1835 D 48 ; 2016 D 840

Cette longue bâtisse située dans le hameau de Pessarou longe la route de Garris, autrefois appelée "chemin du roi". Les parties les plus anciennes paraissent datables du début du 17e siècle. Elle est mentionnée sous le nom de "Maison Lostau" pour la première fois en 1633 dans les registres paroissiaux, puis sous diverses appellations, telles que "Beauregard" ou encore "Lousticq".

L'ensemble est connu pour avoir abrité une auberge, mentionnée dès le début du 18e siècle comme "cabaret". Elle appartient à cette époque à Jean de Frachou, marchand et négociant en charbon, bois et fer, activité florissante dans le quartier avec sa forte concentration de forgerons-cloutiers. Elle est possédée à sa suite par son fils Martin, écrivain du vaisseau du roi au port de Brest ; elle est alors gérée par son gendre Valentin de Haramboure, maître cloutier et cabaretier. Le mur de jeu de paume du quartier est cité en 1759 dans un rapport rédigé par le sergent de ville, dénonçant la "débauche" du cabaret de Loustau ; le fronton se trouvait juste devant l'auberge, attenant à la façade. L'édifice regroupait également plusieurs logis, ainsi qu'une forge à clouterie dans la partie la plus à l'ouest. Au cours du 18e siècle, l'activité de tannerie se développe dans le quartier et Loustau devient un atelier important.

La bâtisse figure sur le plan cadastral de 1835, selon une implantation similaire à l'actuelle. Elle est alors la propriété de la veuve Aroteguy (Arrosteguy ?) Loustau, qui possède également les maisons Etcheto (disparue) et la maison voisine de Magnot. Plusieurs ouvriers tanneurs exercent dans la tannerie jusqu'aux années 1920, époque où l'établissement appartient au maître tanneur Pierre Arrosteguy. Des vestiges de cette activité sont toujours visibles côté sud, avec les poutres ayant servi à étendre et sécher les peaux.

L'ensemble passe ensuite entre les mains de la famille Etcheverry, en conflit avec la commune en 1928 au sujet de la propriété du "rebot", ou fronton. Après l'abandon de l'activité de clouterie, la partie est a été reconvertie en épicerie dans les années 1950-1960, des remaniements de la façade donnant sur la place correspondent probablement à cette époque.

Lieu emblématique des fêtes du quartier, le fronton s'écroule après avoir été fragilisé par le passage répété de camions, suite à une violente tempête en 1976. L'auberge a cessé son activité en 2004. L'ensemble est aujourd'hui divisé en deux parcelles consistant en deux logements différents, la partie ouest étant en cours de restauration.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : milieu 20e siècle
Secondaire : limite 20e siècle 21e siècle

Édifice regroupant un ensemble de bâtiments juxtaposées. La partie sud-est est l'une des mieux conservées, tandis que la partie ouest a été remaniée.

Côté nord : trois entrées différentes, l'une en arc plein cintre en pierre, l'autre en béton, et la dernière en arc segmentaire en bois. Fenêtres à encadrements en pierre de Bidache, l'une d'elle porte en décor une rosace. Au sud, longue élévation avec murs enduits à la chaux, renfoncement au centre, avec pans de bois ; des pannes qui dépassaient ont été sciées. Les encadrements sont en bois, les chaines d'angles en pierre.

A l'intérieur, une grande cheminée est visible dans un local ayant servi d'étable. Un escalier en remploi, provenant de Gironde, a été entièrement remonté dans la pièce à vivre. L'étage est équipé d'une autre grande cheminée.

Murs grès moellon enduit
bois pan de bois
béton
Toit tuile creuse
Étages étage en surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
Techniques sculpture
Représentations rosace
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
Bibliographie
  • LALANNE Guy (dir.). La Bastide Clairence. Ciboure : Jakintza, 2018.

    P. 145-147.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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