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Ancienne Maison Hourcade

Dossier IA64002607 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénomination Pension pour voyageurs
Appellations Maison Hourcade
Destinations immeuble à logements
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : 26 rue de la Cascade
Cadastre : 2018 AN 92

Relevant de la troisième vague de construction de la station, cet édifice fut vraisemblablement bâti à la fin des années 1850, et assurément avant 1866, pour la famille Hourcade, qui comptait initialement le boulanger de la station et s'était également liée à la famille Sens. L'immeuble est implanté dans la rue de la Cascade, nouvelle voie faisant suite à l'aménagement du chemin vicinal menant à Aas, où s'installèrent dans un premier temps de nombreux guides.

Outre son activité artisanale originelle, la famille Hourcade développa des liens étroits avec la péninsule ibérique, sans doute favorisés par la fréquentation de l'élite espagnole aux Eaux-Bonnes. Probablement par voie successorale, Pierre Hourcade, propriétaire de cet édifice de la rue de la Cascade et de l'autre maison éponyme du jardin Darralde, réside ainsi à Madrid. Puis, en 1895, lui succède Gaston Joseph Marcel, époux de Jeanne Hourcade, établis tous deux à Valladolid.

La porte d'entrée à vantaux métalliques, d'un type assez exceptionnel dans la station, date probablement de l'entre-deux-guerres.

Destinée à l'origine à l'hébergement de voyageurs, cette ancienne pension pour touristes abrite de nos jours une résidence privée.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle

Situé en contrebas de la route thermale et dans la partie basse de la rue de la Cascade, l'ancienne Maison Hourcade se distingue par la présence de son petit jardin à l'arrière, contrairement aux constructions plus centrales des Eaux-Bonnes ayant occupé la totalité de leurs parcelles d'implantation. Comme la plupart des constructions de la station, elle mêle les prérogatives de l'urbanisme haussmannien et les influences de l'architecture vernaculaire ossaloise.

Composée de trois travées, de deux étages et d'un niveau de combles, la façade principale, relevant à la fois de l'austérité des débuts de l'haussmannisation et de la rusticité rurale, est couverte d'un enduit blanc dialoguant avec la modénature en pierre de taille crème et les contrevents ordinaires marrons. Cette sobriété est contrebalancée par la porte d'entrée aux vantaux en fer forgé et verrière. La couverture de tuile est sans doute venue remplacer un revêtement en ardoises pyrénéennes, utilisées dans l'ensemble des édifices avoisinants.

A l'instar des constructions urbaines du XIXe siècle, l'élévation arrière est moins soignée car dénuée de fonction d'apparat, d'autant plus que, en raison de sa localisation en bas d'un relief plongeant, elle s'avère peu visible depuis l'espace public, en particulier de la route thermale.

Murs moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit tuile
Plans plan carré régulier
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties d'Eaux-Bonnes 1903-1904.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
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