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Ancienne Maison Courtade (3)

Dossier IA64002638 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Précision dénomination pension pour voyageurs
Appellations Maison Courtade
Destinations immeuble
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : place de l' Eglise
Cadastre : 2018 AN 160

Relevant de la première vague de construction de la station, aux abords immédiats de l'établissement thermal et de l'église, ce petit édifice paraît construit dans les années 1830, au moins sous une forme primitive. C'est du moins ce que suggèrent les lithographies anciennes, notamment celles de Jacottet. Toujours est-il que ce bâtiment figure déjà sur le plan géométrique dressé en 1841 où n'est pas cité, en revanche, le nom de son propriétaire. Dans les années 1860, il appartient à la famille Courtade, des entrepreneurs en bâtiment qui détiennent un important parc immobilier dans ce quartier du bourg, comptabilisant cinq propriétés, parmi lesquelles l'Hôtel de la Paix tout proche.

L'édifice, de style moins urbain que vernaculaire, est intégré à la Maison Courtade attenante sur le cadastre validé en 1866 et la carte touristique du Guide Joanne en 1894, période durant laquelle il est destiné à l'accueil de voyageurs. Séparé de cet ensemble à une date indéterminée, il constitue de nos jours une résidence privée.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle

Tout proche de l'établissement thermal et de l'église, cet édifice de taille modeste occupe une position stratégique dans le centre sanitaire de la station et dans la partie haute du bourg. Sa construction associe les prérogatives de l'urbanisme naissant, la nécessité d'optimiser les espaces, et les influences de l'architecture vernaculaire.

De plan rectangulaire et ordonnancé, il s'élève sur un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un niveau de combles, témoignant de proportions moins urbaines que rurales. La façade principale, couverte d'enduit blanc et laissant apparaître une modénature réduite aux encadrements de baie en pierre d'Arudy, se compose de trois travées. L'accès au rez-de-chaussée surélevé s'effectue par un escalier droit précédant un perron central sécurisé par de sommaires garde-corps en fer forgé et formant une sorte de passerrelle. Comme dans le cas de la maison attenante, le tout est suspendu au-dessus du soubassement, lui-même accessible par quelques degrés sur le côté.

De l'architecture ossaloise, il conserve sa toiture en ardoises pyrénéennes et les fenêtres en chien-assis. Comme on l'observe dans les constructions urbaines du XIXe siècle, sa façade postérieure, donnant sur un jardin à flanc de montagne, et faiblement éclairée, est plus négligée car elle n'était pas destinée à être visible de la voie publique.

Murs moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit ardoise
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Augmentations et diminutions survenues dans les contenances et les revenus portés sur les matrices cadastrales année 1863.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan géométrique de la ville des Eaux-Bonnes, et visuel pour les promenades qui sont indiquées par des lignes ponctuées, terminé sur le terrain dans le courant du mois de juillet 1841. Dessin par F. Noble, lithographie E. Vignancour.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et plans, GE DL 1842-262-2
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • MIGNOT Marie-Pascale. Les Eaux-Bonnes, station thermale des Pyrénées-Atlantiques. DRAE Aquitaine, 1986.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane