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Ancienne Maison Courtade (2)

Dossier IA64002637 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Appellations Maison Courtade
Destinations immeuble
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : place de l' Eglise
Cadastre : 2018 AN 281-284

Relevant de la première vague de construction de la station, un édifice, dont on ignore le nom du propriétaire, figure déjà à cet emplacement sur le plan géométrique de 1841. L'immeuble actuel, reconnaissable à ses baies en plein cintre, fut bâti à l'initiative de la famille Courtade à l'arrière de leur pension pour voyageurs, devenue Résidence de la Paix. Il s'agit vraisemblablement de la construction neuve mentionnée en 1845, ainsi que le suggèrent les ouvertures en plein cintre de son rez-de-chaussée, caractéristiques de l'époque où la station privilégie l'inspiration néoclassique. Un agrandissement est signalé par ailleurs en 1858, pour cette famille d'entrepreneurs qui réalise de nombreuses opérations immobilières entre 1845 et 1881.

Représenté selon son emprise définitive sur le plan cadastral de 1866, l'immeuble ne forme qu'un, à cette époque, avec la construction perpendiculaire qui est attenante à l'ancien presbytère. Ce complexe architectural apparaît sous la désignation "Maison Courtade" sur le plan cadastral de 1866. Il est alors destiné à l'accueil de voyageurs et mentionné comme tel dans le Guide Jam de 1869, puis sur la carte touristique du Guide Joanne de 1894. A une date indéterminée, ce complexe a cependant été divisé en deux propriétés correspondant aux deux édifices distincts qui le composaient initialement. Cette partie abrite de nos jours une résidence privée.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates 1845, daté par source

Tout proche de l'établissement thermal et de l'église, l'édifice occupe une position stratégique dans le centre sanitaire de la station et dans la partie haute du bourg. Sa construction associe les prérogatives de l'urbanisme naissant, la nécessité d'optimiser les espaces et les influences de l'architecture vernaculaire.

De plan rectangulaire et ordonnancé, il s'élève sur un niveau de soubassement, trois étages et un étage de combles. Si ce n'est son mauvais état de conservation, sa façade principale bénéficie du soin et de l'élégance apportée aux premières constructions des Eaux-Bonnes, caractérisées par l'inspiration néoclassique qui s'harmonise avec l'établissement thermal. Ce parti pris se manifeste en particulier dans les percements de baie et leurs encadrements en pierre d'Arudy, avec des arcs en plein-cintre au rez-de-chaussée, ou encore par le fronton triangulaire dominant la baie centrale du premier étage. La porte d'entrée en est d'autant plus valorisée qu'elle est également dotée de boiseries caractéristiques de l'architecture urbaine contemporaine et d'un perron, l'ensemble lui conférant une allure monumentale. Les ouvertures rétrécissent au fur et à mesure que le bâtiment se développe : portes-fenêtres et balcons en fer forgé au premier étage, grandes fenêtres pourvues de petits garde-corps au second, et petites baies au troisième.

Malgré son plan rectangulaire, seule la partie de la façade donnant sur la rue est dotée de percements, la partie de gauche surplombant l'édifice voisin étant aveugle. A l'instar de l'ensemble des édifices de la station, celui-ci est couvert d'enduit excepté au niveau de la modénature en pierre de taille.

De l'architecture ossaloise, il conserve sa toiture en ardoises pyrénéennes. Comme on l'observe dans les constructions urbaines du XIXe siècle, sa façade postérieure, à flanc de montagne et faiblement éclairée, est plus négligée car elle n'était pas destinée à être visible de la voie publique.

Murs moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 3 étages carrés, étage de comble, étage de soubassement
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
États conservations mauvais état
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Augmentations et diminutions survenues dans les contenances et les revenus portés sur les matrices cadastrales année 1863.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan géométrique de la ville des Eaux-Bonnes, et visuel pour les promenades qui sont indiquées par des lignes ponctuées, terminé sur le terrain dans le courant du mois de juillet 1841. Dessin par F. Noble, lithographie E. Vignancour.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et plans, GE DL 1842-262-2
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • MIGNOT Marie-Pascale. Les Eaux-Bonnes, station thermale des Pyrénées-Atlantiques. DRAE Aquitaine, 1986.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane