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Ancienne école professionnelle de jeunes filles, actuellement lycée Nicolas-Brémontier

Dossier IA33008207 réalisé en 2017

Fiche

Genre de filles
Appellations Lycée Nicolas-Brémontier
Parties constituantes non étudiées école primaire
Dénominations école professionnelle, lycée
Aire d'étude et canton Nouvelle-Aquitaine
Adresse Commune : Bordeaux
Adresse : 152 cours de l'Yser
Cadastre : 2017 CR 48,49 Emprise du lycée. ; 2017 CS 10 Emprise de l'annexe rue Pascal-Mothes. On ne mentionne pas ici l'internat qui est placé au lycée Toulouse-Lautrec au 115 rue Joseph-Abria.
Précisions

Le lycée actuel comprend plusieurs bâtiments érigés tout au long du XXe siècle et rénovés dans le premier quart du XXIe siècle.

Il comprend notamment un corps de bâtiment conçu pour une école primaire (aujourd'hui bâtiment L, ancienne école de fille, tandis que l'ancienne école de garçons, accolée, est aujourd'hui une école primaire entourée par le lycée) et dont la commune de Bordeaux est toujours propriétaire. Ce bâtiment est le plus ancien. Il a été construit entre 1907 et 1910 par l'architecte municipal Henri Veyre dans le cadre de la création des établissements scolaires au sein des quartiers alors en développement à Bordeaux. Ce groupe scolaire s'implante ainsi au 144 du Cours d'Espagne (aujourd'hui cours de l'Yser) sur la parcelle Chassaing qui comportait une maison de maître et diverses dépendances. Les pouvoirs publics percent une prolongation de la rue Cazemajor afin de faciliter l’accès aux écoles. Cette prolongation coupe en deux la parcelle et la maison doit être détruite. D'un côté de la rue, au nord, Veyre implante l'école maternelle et de l'autre côté, au sud, on trouve donc l'école primaire. Les travaux de maçonnerie sont confiés à l'entrepreneur J. Amblard, la charpenterie à Reynès, la ferronnerie et serrurerie à Etcheberry et les sculptures Minquini, lors des adjudications du 5 juin 1913.

En 1914, sur la parcelle Bordier, à l’ouest et au sud de la parcelle Chassaing, au 152 cours d’Espagne la municipalité ouvre l’école supérieure de jeunes filles qui deviendra une école pratique de commerce et d’industrie pour les jeunes filles dont le coût sera partagé avec le Ministère du Commerce et de l'Industrie. Il s'agit en effet de former les jeunes-filles aux métiers du commerce (comptable, sténo-dactylo) et de l'industrie (lingère, dentellière, brodeuse, tailleuse, corsetière, modiste, fleuriste, giletière, culottière). L'architecte Paul Monmarte (1873-1924) réalise alors un projet pour cette école qui ne verra pas le jour. La parcelle Bordier comportait en effet déjà l’institution Joulia qui dispensait un enseignement technique et commercial. A part différentes constructions (ateliers, serre, volière, basse-cour, hangars), il y avait une maison de maître (rdc sur cave, 1 étage et combles mansardés) avec des dépendances ainsi qu’un bâtiment de pierre rdc et 1 étage. La maison de maître et le bâtiment abritaient -le réfectoire et le logement du directeur et -des classes et un dortoir respectivement. Ces deux bâtiments seront conservés pour l’école supérieure de jeunes filles et serviront au moins jusqu’en 1950 (photo aérienne IGN du 04/08/1950).

En 1920, la mairie souhaite étendre l'établissement, devenu entre temps un collège technique, en achetant la parcelle Landrau-Suire au sud-ouest, le long du cimetière israélite. Sur cette bande, l'actuel bâtiment E et le gymnase semblent bien dater des années 1920 mais pour l'instant nous n'avons pas retrouvé leur architecte. A cette occasion, il semble que les bâtiments précédents de l'école pratique aient disparus. Les archives municipales conservent par ailleurs un projet de "cuisine modèle" de l'architecte Jacques d'Welles (1883-1970) et deux projets, de 1930 et 1934, de l'architecte Edouard Le Joly (1886-1965) sur l'emprise la plus au sud. Dans cette zone, les bâtiments existants datent cependant de 1945 (A) et de 1955 (B), et le C probablement de la fin des années 1950. Leur architecte est pour l'instant également inconnu. En 1955, le collège technique devient un lycée technique.

En 1960, l'établissement s'agrandit par une annexe au 23 rue Pascal Mothes, dans un ancien atelier pour tramways du XIXe siècle. Au début des années 1970, un gymnase moderne est aménagé au 1er étage du bâtiment dénommé gymnase, au fond de la cours d'entrée.

Longtemps appelé "lycée du Cours de l'Yser" ou "lycée Cazemajor", l'établissement prend en 1983 le nom de Nicolas Brémontier, ingénieur des Ponts et Chaussées.

En 1994-1995, l'architecte Jean-Claude Duprat aménage dans l'ancien réfectoire du bâtiment E un CDI et une salle audiovisuelle. Il construit également un nouveau bâtiment, le D, abritant le réfectoire et des laboratoires scientifiques. En 2000, l'architecte Bernard Bühler réalise une opération de restructuration et de réhabilitation. Il transforme en salles de classe les anciens sanitaires de l'école primaire et réaménage l'ancien préfabriqué en foyer lycéen (F), encadré par une cage métallique sur laquelle s'installent des plantes grimpantes.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Dates 1907, daté par source
1914, daté par source
1945, daté par source
1955, daté par source
1994, daté par source
2000, daté par source
Auteur(s) Auteur : Veyre Henry,
Henry Veyre (1870 - )

Jean Henry Léopold Veyre est né à Bordeaux ; il est élève à l'École municipale des Beaux-arts de Bordeaux et devient l'élève de Gustave Lemarchand, architecte à Bordeaux, puis de Victor Laloux. Il est par la suite diplômé de l'Ecole des Beaux-arts de Paris en 1901 et devient architecte municipal à Bordeaux. Il y réalise de nombreux groupes scolaires.


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architecte communal, attribution par source
Auteur : Amblard J, entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Reynès, entrepreneur de charpenterie, attribution par source
Auteur : Etcheberry, ferronnier, serrurier, attribution par source
Auteur : Monmarte Paul,
Paul Monmarte (1873 - 1924)

Ancien élève de l’École des Beaux-Arts de Paris ; architecte à Meaux et à Bordeaux.


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architecte, attribution par source
Auteur : Boistel d'Welles Jacques
Auteur : Lejoly Edouard
Edouard Lejoly

Architecte à Bordeaux.


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Auteur : Duprat Jean-Claude
Jean-Claude Duprat

Architecte à Bordeaux. Architecte de la ville de Pauillac dans les années 1980.


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Auteur : Bühler Bernard, architecte, attribution par source

L'entrée du lycée, à l'intersection entre le cours de l'Yser et la rue Cazemajor, permet de pénétrer dans une cour d'honneur avec jardin. A gauche de l'entrée, le bâtiment I possède un plan à cinq côtés ; il s'agit d'une élévation à travées, à deux étages carrés, avec un toit en tuiles. Juste avant le portail, ce bâtiment offre un pan de mur avec une courbure concave en échos au petit pavillon d'entrée situé en face, offrant la même courbure. L'ensemble ménage ainsi une sorte de place semi-circulaire devant l'entrée du lycée. A l'intérieur de la cour, l'élévation arrondie du bâtiment I est percée de trois baies rectangulaires à chaque niveau, séparées par des colonnes au rez-de-chaussée. Le parement en pierres de taille forme, au rez-de-chaussée, des bossages continus en table qui s'alignent avec ceux du rez-de-chaussée de l'école primaire contigüe.

De l'autre côté, le bâtiment E prolongeant le pavillon d'entrée, est en rez-de-chaussée. Son parement en pierres de taille ne forme des bossages continus qu'aux angles ou sur des pilastres. Les baies sont rectangulaires et les portes surmontées d'un arc en plein cintre. Le toit à deux pans est également en tuiles.

Au fond de la cour d'honneur se trouve un bâtiment massif couvert d'un toit à deux pans en tuiles formant notamment un passage couvert vers la cour du foyer. Comme les bâtiments précédents, il est doté d'un parement en pierre de taille et, face à la cour d'honneur, il est décoré de quatre forts pilastres à bossages continus en table. Ces pilastres sont surmonté d'un élément décoratif en volutes avec des motifs végétaux. Entre les pilastres, sont percées de larges ouvertures rectangulaires. Trois d'entre elles sont reliés par une agrafe à une table ornementale circulaire. Face à la cour du foyer, la façade de ce gymnase est simplement percée de cinq grandes baies vitrées dont une permet le passage. C'est dans l'étage en surcroît qu'est aménagé le gymnase proprement dit.

La cour du foyer est entourée des bâtiments A, B et C, à ossature en béton, également couverts d'un toit à deux pans en tuiles. De plan rectangulaire, chaque bâtiment est une élévation à travées, de trois étages carrés pour A et C, et de quatre étages carrés avec un étage de soubassement pour le bâtiment B.

Pour les bâtiments B et C, les façades rénovées sont recouvertes intégralement d'un enduit blanc excepté au rez-de-chaussée où celui-ci est gris. Dans les niveaux, les façades sont percées de fenêtres rectangulaires dont l'embrasure est tantôt laissée à l'extérieur tantôt intégrée à l'intérieur. Tout le rez-de-chaussée est doté d'une galerie couverte en tôles portée par de mince poteaux métalliques.

Le bâtiment A est lui, paré en briques rouges du rez-de-chaussée au troisième étage. Les fenêtre, rectangulaires, sont regroupées par trois et séparées par des piliers en béton peints en blanc. Une galerie formée d'un toit en béton abrite les élèves en rez-de-chaussée. Un bandeau en béton blanc sépare les niveaux et le dernier étage est souligné par une large corniche portée par des consoles en béton.

Dans la cour, le foyer est un ancien préfabriqué repeint en vert et encadré par une cage métallique sur laquelle s'installent des plantes grimpantes.

Le bâtiment L, ancienne école primaire de filles, est une élévation à travées, d'un étage, construite en pierres de taille, avec un toit en tuiles à large débord, rappelant l'architecture balnéaire 1900. La façade sur la rue Cazemajor arbore des chaînages de refends et des bossages continus en table au rez-de-chaussée. Les baies sont dotées d'un arc segmentaire, ornées de briques au niveau de la plate-bande à l'étage. Côté cour, les murs n'offrent pas d'ornementation particulière. Le préau a été conservé. Dans les anciens sanitaires, construits contre le mur séparant autrefois école des garçons et école des filles, ont été aménagées des classes. En façade ouest, le bâtiment en rez-de-chaussée est doté d'une galerie en verre soutenue par des ferronneries en volutes et celui d'un étage possède une galerie à l'étage couverte également en verre.

Enfin, le bâtiment D, abritant la cantine et les salles d'enseignement scientifique vient se greffer sur le bâtiment A et débouche sur la rue Hippolyte Minier. Construit en béton, il possède deux étages. Il arbore un toit cintré gris, des murs peints en bleu, de larges baies vitrées et des oculus. Les escaliers de secours, arrondis, et la couleur rouge du mur qui les soutient rappellent le style du bâtiment A.

Murs pierre pierre de taille parement
béton armé enduit
Toit tuile plate mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 4 étages carrés, étage de soubassement, en rez-de-chaussée, étage en surcroît
Élévations extérieures élévation à travées

Références documentaires

Documents d'archives
  • Groupe scolaire Cazemajor. Titres de propriétés et construction, 1788-1952.

    Archives municipales, Bordeaux : M6805 M1 à M11
  • Collège technique de jeunes filles et lycée Brémontier. Construction et plans, 1909-1983. [vérifier la date limite de fin]

    Archives municipales, Bordeaux : 6867 M1 à M26
Bibliographie
  • CHAIGNE Yann. L'Architecture des lycées en Aquitaine de 1986 à 2006 : Les étapes d'une quête identitaire post-décentralisation. Thèse d'histoire de la l'art sous la direction de Marc Saboya, Université Bordeaux 3, 2009.

  • SCHOONBAERT, Sylvain et MONIOT, Anne-Laure. Rapport d'étape de la mission de documentation historique DDU-recensement du paysage architectural et urbain, tome II. Bordeaux : Mairie de Bordeaux, 2006.

    p. 122-125.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maison-Soulard Laetitia - Lycéens - PEAC
Lycéens - PEAC

Dans le cadre d'un partenariat avec le rectorat de Bordeaux, au sein d'un "Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle" (PEAC), les lycéens enquêtent sur l'histoire et le patrimoine de leur lycée. Ils sont donc mentionnés comme contributeurs "enquêteurs" lorsqu'ils ont apportés des éléments à un dossier sur leur lycée.


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