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Ancien repaire noble de La Rochemalière, aujourd'hui maison et ferme

Dossier IA24004116 réalisé en 2012

Fiche

Précision dénomination de La Rochemalière
Destinations ferme, maison
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - canton du département 24
Adresse Commune : Aubas
Lieu-dit : La Rochemalière
Cadastre : 1813 D2 463 à 469 ; 2013 0D 958

L'occupation du site est attestée dès l'époque gallo-romaine : la grotte de la Roche-Malière renfermait sept ou huit monnaies de bronze (dont 1 as d'Auguste, 1 antoninien de Gallien et 1 de Claude II). La première mention d'un "mas" (une exploitation agricole d'une taille relativement importante) à la "Rocha Maliera" remonte à 1402. Au début du XVIe siècle, le domaine appartient à la famille de Féletz : Étienne de Féletz, premier du nom, est à l’origine de l’assise et de la fortune foncière de la branche de cette famille par l’acquisition de plusieurs domaines voisins. Étienne rend aveu à son suzerain, le roi de Navarre, le 27 septembre 1541, pour tous ses domaines dont le repaire de La Rochemalière. Dans un texte des années 1630 qui décrit l’ensemble de leurs biens, il est rapporté qu’Étienne Ier de Féletz est l’« autheur de toutes les parties » et, qu'en plus de la « maison et chasteau en la ville de Montigniac-le-Compte » et du « chasteau et repaire noble de la Dauradie, autrement [appelé] de Feles sise dans la parroise de Bas [Aubas] », les Féletz possèdent le « repaire noble appellé des Boisdigons » (à Peyrignac), la « Roche Malhiere » (à Aubas) et « Mussous [Mussoul] » (à Montignac). On perd ensuite la trace de La Roche-Malière, qui dut passer entre les mains de la descendance d’Étienne. En 1768 (planche n° 23 de la carte de Belleyme), le domaine est environné de vignes et de bois. En 1813 (plan cadastral ancien), il appartient à un certain Requier, chirurgien à Montignac (cette famille est alors propriétaire à Montignac d'une belle demeure sur le quai Mérilhou). A cette date, le domaine comprend un corps de logis (à l'ouest), situé à l'extrémité d'une longue allée d'arbres, une dépendance en retour au sud et une autre dépendance isolée au nord-est, au fond de la cour de la ferme. Cette organisation est toujours en place aujourd'hui, mais le corps de logis a été entièrement reconstruit au cours du XIXe siècle, à l'emplacement de l'ancien, mais sur un plan double en profondeur.

Période(s) Principale : 1er quart 15e siècle , daté par source
Principale : 19e siècle
Murs calcaire pierre de taille
Toit tuile plate
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 1 étage carré
Couvrements
Couvertures toit à longs pans croupe
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Département des manuscrits, Carré d’Hozier 251

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Carré d’Hozier 251
  • B 1791. Hommages rendus à Henri II, roi de Navarre, sire d'Albret, comte de Périgord, 1541.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : B 1791
  • Généalogies et copies d’actes originaux.

    Archives départementales de la Dordogne : 1 Mi 391 (Fonds Périgord), 164 (famille De Fellets)
Documents figurés
  • Carte de la Guyenne par Belleyme. Reproduction en fac-similé de l'édition du XVIIIe siècle conservée à l'Institut géographique national, par Pierre de Belleyme, IGN.

    Planche n° 23 levée en 1768. Archives départementales de la Dordogne : 1 Fi 2 Dordogne 0013
  • Plan cadastral ancien de la commune d'Aubas, 1813.

    3 P 30 195, section D dite du Bousquet Archives départementales de la Dordogne : 3 P 30186 à 30197
Bibliographie
  • FROIDEFOND DE BOULAZAC Alfred. Armorial de la noblesse du Périgord. 2 tomes. Périgueux : Jouve, 1891, Marseille : Laffitte Reprints, 2006.

    t. I p. 203 et 416 ; t. II, p. 287
  • POMMAREDE Pierre. Un immortel bien oublié, Charles-Marie de Feletz. Périgueux, Pilote 24, 1995.

Périodiques
  • CHAMPEVAL Jean-Baptiste. « Hommage du Comté de Périgord en 1541 rendus à Henri de Navarre, sire d’Albret, comte de Périgord, comme tel ». Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord. Tome XXV (1898), p. 371-376.

    p. 373
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