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Ancien repaire noble de Bigord, aujourd'hui maison et ferme

Dossier IA24004104 réalisé en 2012

Fiche

Destinations ferme
Parties constituantes non étudiées grange, étable
Dénominations manoir, maison
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Aubas
Lieu-dit : Bigord
Cadastre : 1813 D1 17 ; 2013 AD 127

La première mention attestée du "manso del Biguor" remonte à l'année 1324 ; on le retrouve encore cité ("lo mas del Bigor") en 1402. Il s'agissait donc, dès le Moyen âge tardif, d’une exploitation agricole d'une taille relativement importante. Ce n'est toutefois qu'en 1503 qu'apparaît le nom d'un propriétaire : "Monseigneur de Champagne", qui réside à Montignac mais possède "une metayrie franche appelée de Bigorre" à Aubas. La construction du bâtiment principal, avec sa tour d'escalier en vis hors-d’œuvre, ses petits jours à chanfrein droit et ses consoles de chemin de ronde, remonte sans doute aux premières décennies de ce siècle. La famille Martin, seigneurs de Campagne ("Champagne") le possède encore au milieu du siècle suivant : en 1655, Pierre Martin, "escuyer, sieur de Campagne", rend hommage au marquis de Hautefort pour son fief du Bigord, dans lequel il réside. Plusieurs aveux sont encore rendus par les membres de cette famille jusqu'au début du XVIIIe siècle. En 1717, Jeanne de Vassal, veuve de Pierre "de Martin, escuyer, sieur du Bigord" est dite "habitante du repaire noble du Bigord, paroisse des Bas, agissante comme mère et tutrice naturelle de ses enfants et dudit sieur ». Le domaine dut sortir de la famille peu après car, en 1732, maître Jean Isaac, avocat au parlement de Bordeaux, habitant de Sarlat, rend à son tour hommage au marquis de Hautefort pour « sa maison et repaire noble du Bigort ». En 1768, le Bigord était un important domaine viticole, du moins d'après la carte de Belleyme (planche n° 23 levée à cette date) qui figure de nombreuses vignes à proximité immédiate. A la Révolution, le domaine est une fois de plus entre d'autres mains : en 1792, Jean Laprandie, maire de la commune, réside au Bigord. En 1813 (cadastre ancien), il appartient à la veuve de Jean Laprandie, qui réside à Montignac. Le Bigord était encore à cette date un important domaine viticole. Le bâtiment principal a fait l'objet d'une importante campagne de restauration (une quasi reconstruction) au début du XXe siècle, comme en témoignent les grandes fenêtres à cadre rectangulaire, les bandeaux et corniche en pierre de taille sciée mécaniquement ou encore l'enduit en ciment recouvrant la maçonnerie des murs. Les abords ont également été considérablement transformés, en lien avec la création de la gare de Montignac, à proximité, et de la route y menant.

Période(s) Principale : 1ère moitié 16e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

Bâtiment principal à plan en équerre avec une tour d'escalier en vis (de plan carré) hors-d’œuvre dans l'angle rentrant. La tour d'escalier est éclairée par de petites baies à cadre à chanfrein droit ; elle est munie d'une tourelle renfermant un escalier en vis secondaire menant à une chambre haute. Celle-ci donne accès à un balcon portant sur des consoles en pierre. Le corps de logis comprend un rez-de-chaussée, un étage carré et un comble habitable. Les murs extérieurs sont recouverts d'un enduit en ciment, excepté les parties vives (cadres des baies et chaînes d'angle), qui sont apparentes. Le toit en pavillon à faible pente est couvert en ardoise.

Murs calcaire moellon enduit
calcaire moyen appareil
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Couvrements
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    Pièce 8/51. Hommage de Pierre Martin, "escuyer, sieur de Campagne, du Bigor", 2 décembre 1655 Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    pièce 8/75. Hommage par « Jean Martin, escuyer, sieur du Bigor, habitant en sa maison noble du Bigor en la parroisse des Bas », 24 septembre 1663. Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    Pièce 8/97. Hommage par « Jean Martin, escuyer, sieur du Bigor, habitant en sa maison noble du Bigor en la parroisse des Bas », 11 octobre 1669. Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    Pièces n° 8/132 et 133. Hommage de Jeanne de Vassal, veuve de "feu noble Pierre de Martin, escuyer, sieur du Bigord, habitante du repaire noble du Bigord, paroisse des Bas, agissante comme mere et tutrice naturelle de ses enfants et dudit sieur", 8 juillet 1717. Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • Fonds d'Hautefort, 1258-An X.

    Pièce n° 8/152. Hommage de Jean Isaac, avocat au parlement, habitant de Sarlat, pour "sa maison et repaire noble du Bigort", 30 juillet 1732. Archives départementales de la Dordogne : 2 E 1828 (1-113)
  • Inventaire des biens meubles de Féletz, 31 mars 1792 et 5 mai 1792.

    Mention de Jean Laprandie, maire d'Aubas, habitant le Bigord, au dernier folio. Archives départementales de la Dordogne : Q 768
Documents figurés
  • Carte de la Guyenne par Belleyme. Reproduction en fac-similé de l'édition du XVIIIe siècle conservée à l'Institut géographique national, par Pierre de Belleyme, IGN.

    Planche n° 23 levée en 1768. Archives départementales de la Dordogne : 1 Fi 2 Dordogne 0013
  • Plan cadastral ancien de la commune d'Aubas, 1813.

    3 P 30 194, section D dite du Bousquet Archives départementales de la Dordogne : 3 P 30186 à 30197
Bibliographie
  • FROIDEFOND DE BOULAZAC Alfred. Armorial de la noblesse du Périgord. 2 tomes. Périgueux : Jouve, 1891, Marseille : Laffitte Reprints, 2006.

    t. I p. 334
  • SECRET Jean. Le Périgord, châteaux, manoirs et gentilhommières. S.l. : Tallandier, 1966.

    p. 233
  • PENAUD Guy. Dictionnaire des châteaux du Périgord. Bordeaux : Sud Ouest, 1996.

    p. 110-111
Périodiques
  • « Extrait d’un mémoire du seigneur d’Albret contre la dame de Montrésor, qui demandait sa part dans la seigneurie de la comté de Périgord ». Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, 1854, p. 134-140.

    p. 139
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Dordogne - Pagazani Xavier