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Ancien port ostréicole et chenal du Verdon

Dossier IA33003865 inclus dans Village du Verdon-sur-Mer réalisé en 2012

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Port aux huîtres
Parties constituantes non étudiées cabane, pont, vanne, écluse, quai, cale
Dénominations port, rivière aménagée
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Le Verdon-sur-Mer
Adresse : cours de la République
Cadastre : 2013 AS 6

Les cartes anciennes représentent le chenal du Verdon (Rambeaud) et celui de Soulac (dit Grand Chenal) qui se rejoignent au niveau du village du Verdon, au bord de la rade formée dans la Gironde, propice à abriter les bateaux. Aucun aménagement spécifique ne semble y être installé.

Dans les années 1840, les travaux de défense côtière engagés par l’État nécessitent l'acheminement de matériaux qui sont déchargés au niveau d'un débarcadère aménagé là où le chenal de Rambeaud rejoint le Grand Chenal.

Le port du Verdon connaît un développement important dans la 2e moitié du 19e siècle avec l'ostréiculture. En 1868, le navire Le Morlaisien, affrété sur la ligne Bordeaux-Lisbonne pour le transport d’huîtres, essuyait une forte tempête et ne put entrer dans le bassin d’Arcachon. Il mit le cap sur l’embouchure de la Gironde et, croyant son chargement avarié, s’en débarrassa au large de Talais. C’est ainsi que des gisements d’huîtres portugaises (ou crassats) se développèrent dans les années 1870 à Goulée, Richard, Saint-Vivien, Talais (ou Cheysin), et au Verdon.

Les concessions ostréicoles accordées furent de deux types : les claires pour l’élevage et l’affinage et les parcs en principe pour le captage. Entre 1875 et 1883, ce sont environ 150 hectares de claires qui furent concédés, la plus grande partie sur la "plage vaseuse du Verdon", en bordure des chenaux du Verdon et du Conseiller (Grand Chenal), derrière la pointe de sable de l’Aigron. Quelques autorisations furent également accordées sur des propriétés privées au Royannais, aux Grandes Maisons, à la Pointe des Oiseaux à Talais, et à Saint-Vivien. Les concessions de parcs accordées directement sur les crassats furent les plus nombreuses. De 1875 à 1883, plus de 500 hectares ont été au total concédés : il ne restait que les "réserves de l’Etat" qui devaient permettre aux gisements de se renouveler, et en particulier les parties non émergentes des crassats.

Réglementée par les décrets du 9 janvier 1852 et de juillet 1885, la pêche des huîtres était autorisée du 1er septembre au 30 avril, à pied ou en bateau avec une drague. Dès 1878, le prélèvement excessif ne permit pas le renouvellement des huîtres. En 1883, la production atteignait environ 750 à 1250 tonnes d’huîtres mais à partir de 1884, les prix s’effondrèrent, les acheteurs se faisant rares, et la production chuta. Beaucoup de concessions furent alors abandonnées.

Le déclin se poursuit au début du 20e siècle : en 1903, sur la rive gauche, on compte 58 claires et parcs couvrant 56 hectares ; en 1914, il n’y a plus que 27 dépôts d’huîtres sur une surface totale d’environ 6 hectares, situés pour la plupart au nord du chenal de Neyran et au Verdon. En 1919, ils ne sont plus que 7. Cette diminution était aussi liée à la liberté de pêche concédée à partir de 1908 et généralisée pendant la Première Guerre mondiale pour permettre aux familles de subsister.

Les huîtres pêchées sont ramenées par bateau, en remontant le chenal, au port. La navigation du chenal était bien souvent délicate et les archives mentionnent régulièrement les problèmes d'envasement. La vanne du port est attestée en 1906 et permettait, par un principe de chasse, d'évacuer les vases.

Dès les années 1920, les huîtres de l’estuaire sont à nouveau très prisées pour compenser la raréfaction d’autres gisements d’huîtres plates victimes d'une maladie. La pêche s’intensifia et les inscrits maritimes du quartier de Pauillac demandèrent à ce que l’accès des bateaux étrangers soit limité. Ça n'empêcha pas l’appauvrissement des bancs, constaté en 1927-1928.

Des maladies apparurent, accompagnées également d’épisodes de pollution. La production d’huîtres se poursuivit toutefois après la Seconde Guerre mondiale. De 1920 à 1968, de véritables lotissements de parcs à huîtres furent aménagés, de Neyran à Richard, puis en 1953 au Verdon : sur les 112 parcs d’élevage et 74 parcs de captage initialement prévus, 199 parcs de captage de 20 ares chacun sont finalement réalisés. Dès 1955, de nouvelles demandes d’extension de plus de 200 ha agrandissent le parc du Verdon au phare de Richard ; en 1959, 1500 parcelles représentant 500 ha sont concédées par les Affaires Maritimes pour des parcs de captage, témoignant de la professionnalisation du secteur avec majoritairement des ostréiculteurs de métier, même si ce n’était pas leur activité exclusive.

Jusqu'à la fin des années 1950, peu de pêcheurs possédaient leur cabane au port pour "détroquer" et vendre leurs huîtres ; ils s'installaient en bordure du chenal, sur le terre-plein près des embarcadères et "détroquaient" sur place. Certains se faisaient des abris avec des toiles pour se protéger du vent et de la pluie. En 1959 et 1968, de nouvelles cabanes sont construites : en 1968, elles sont construites sur deux modèles, de 24 ou 12 m2.

En 1968, alors que le port s'étoffe avec ces nouvelles cabanes, une maladie des branchies affecte les huîtres de l’estuaire ; en 1970-1971, un virus entraîne la destruction des gisements ; en 1972, des huîtres japonaises de type "giga" sont introduites dans l’estuaire mais la production ne décolle pas.

C’est la construction du terminal conteneurs qui donne le véritable coup d'arrêt à l’ostréiculture verdonnaise. Le port autonome de Bordeaux avisa les concessionnaires de l’arrêt de leur activité qui cessa définitivement en 1976. Des remblaiements furent effectués sur les parcs huîtres et entraînèrent un véritable envasement pour tous ceux situés en amont de l’estuaire, en raison du détournement des courants qu’ils ont provoqués.

Si l'activité disparaît, les cabanes de l’ancien port aux huîtres ont été en partie réhabilitées dans un but touristique.

En 2014, après des années d'études, d'expérimentation et d'analyses des eaux, le préfet de Gironde autorise la production d'huîtres dans l'estuaire. Plusieurs professionnels du Nord Médoc affinent à nouveau leurs huîtres (naissins provenant du bassin d'Arcachon) dans les eaux de la Gironde.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle

L'ancien port ostréicole a été aménagé sur les rives du Chenal du Verdon ou de Rambeaud. Une cale inclinée maçonnée permettait le débarquement des marchandises, et notamment des huîtres.

Des cabanes sont disposées parallèlement sur la rive gauche. D'autres sont également construites en amont, le long de bras secondaires du chenal. Elles présentent un plan carré, avec un toit le plus souvent en appentis et en tôle. Elles sont construites en planches peintes de différentes couleurs.

Le niveau des eaux dans le chenal varie en fonction des marées et de l'écoulement des eaux intérieures : il est régulé par une porte à flots. Le chenal est soumis aux risques d'envasements : des pieux en bois maintiennent les berges où sont aménagés des pontons en bois.

Statut de la propriété propriété de la commune
propriété d'un établissement public de l'Etat
propriété privée

Annexes

  • Extraits des archives

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre délibérations 1874-1909. Huîtrières qui posent problème pour la navigation ; demande de concession refusée, 1875.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre délibérations 1874-1909. Réparations à faire au chenal du Verdon, 13 novembre 1885.

    Pour donner accès à plusieurs bateaux soit de transport, soit de pêche.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre délibérations 1874-1909. Demande de faire rétablir et entretenir le vannage qui existait autrefois au pont de la route n°114, 31 janvier 1906.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre délibérations 1874-1909. Établissement de vannes de chasse à placer sur le pont écluse qui se trouve à l'extrémité de la route départementale, 7 novembre 1906.

    AD Gironde. 2O 4046. Cahier des charges, travaux de dévasement du chenal, 16 janvier 1909.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1909-1923. Police de la pêche aux huîtres, 3 juillet 1909.

    Pétition signée par les inscrits maritimes de la commune du Verdon sollicitant comme mesure de protection la fermeture de la pêche aux huîtres sur les crassats, du 1er mai au 1er septembre de chaque année.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1909-1923. Travaux à réaliser au chemin de halage, 28 mars 1920.

    La partie amont du chenal qui aboutit au petit port du Verdon n'en permet l'accès aux embarcations que pendant les vives eaux et cela faute de fond ; par contre la navigation peut avoir lieu à toutes marées jusqu'au point de jonction du chenal du Port et du chenal du Conseiller, ce dernier étant suffisamment large et profond. Mais pour accéder par terre à cet endroit, il faut traverser un terrain marécageux souvent impraticable et où les charrettes s'embourbent ; la pêche aux huîtres portugaises se pratiquant sur une très grande échelle au Verdon, c'est par centaines de milles que ces mollusques sont apportés au port chaque maline pour y être détroqués et triés ; les conditions de navigabilité du chenal gênent considérablement les pêcheurs ainsi que les barques de commerce qui ont à venir au Verdon : décision de construire la dernière partie du chemin de halage, dont la moitié existe déjà et qui sera terminé par un terre-plein et aboutira au point toujours navigable du chenal.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1909-1923. Demande de classement du chenal, 6 novembre 1921.

    Le chenal du Verdon est déclassé depuis de nombreuses années faute de trafic suffisant ; principalement depuis la fin de la guerre, ce chenal par suite de l'obstruction de ceux de Saint-Vivien et de Neyran, reçoit par bateaux une partie des farines en provenance de la Saintonge ainsi que d'autres denrées nécessaires au ravitaillement du Bas Médoc ; du mois de septembre au mois de mai, il reçoit de nombreux bateaux qui viennent faire la pêche des huîtres : demande de le classer à nouveau.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1909-1923. Contrôle et protection de la pêche aux huîtres au Verdon, 24 septembre 1922.

    Les bancs huîtriers situés à l'embouchure de la Gironde, du Verdon à Richard, constituent une véritable richesse locale et sont une source de revenus importants pour les populations du Bas-Médoc ; actuellement, ils alimentent presqu'à eux seuls le commerce ostréicole de toute la région du Sud-Ouest ; il y a lieu de penser que d'ici quelques années leur importance deviendra encore plus considérable, le manque d'huîtres portugaises se faisant sentir dans tous les autres centres de production ; nécessité de faire respecter l'arrêté du 18 août 1922, sinon les bancs huîtriers du Verdon, de Neyran, de Talais, de Jau, de Richard seront rapidement ruinés : demande d'une ou deux vedettes garde pêche en vue d'effectuer une surveillance active et efficace, de la pêche des huîtres du Verdon à Richard ; demande de transfert du siège du Quartier de Pauillac à l'embouchure de la Gironde ; rattachement de la totalité des bancs huîtriers de la Gironde, rive droite et rive gauche, à ce nouveau quartier.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1909-1923. Mesures de protection de la pêche aux huîtres au Verdon, 3 décembre 1922.

    Le conseil confirme sa précédente délibération tendant à l'envoi d'une vedette garde-pêche destinée à la surveillance des crassats, au transfert du siège du quartier de Pauillac à l'embouchure de la Gironde, rive gauche et au rattachement des bancs huîtriers de la Gironde, rive droite et rive gauche à ce nouveau quartier ; demande que les concessions ne soient accordées qu'aux riverains ayant au moins 2 ans de domicile de la commune ; que l'obtention de ces concessions soit refusée aux pêcheurs ostréiculteurs domiciliés hors du quartier de Pauillac, ces étrangers en cherchant à obtenir des concessions n'ayant d'autre but que de pouvoir pêcher librement sur les bancs huîtriers et d'emporter au loin les naissains dont ils ont besoin pour peupler leurs parcs.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1938-1954. Pêche aux huîtres, 13 mars 1939.

    Pétition en vue d'être autorisés à procéder à la récolte des huîtres pouvant se trouver sur les ouvrages intérieurs de défense dans la région de la Pointe de Grave ; ingénieur en chef du Port Autonome n'a pas accordé la permission : graves dommages que font subir les procédés employés pour effectuer cette récolte des coquillages : moellons déplacés et parements traités en maçonnerie de pierre sèche complètement désorganisés.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1938-1954. Demande de M. Aubertie concernant le radier de l'écluse fait par les troupes d'occupation afin de dériver le chenal, 8 juin 1945.

    Demande de suppression de ce radier et de la porte de l'écluse pour permettre la montée des eaux sur les parcs à huîtres qui pour le moment ne sont arrosés que par les grandes marées ce qui est un grand préjudice pour les parqueurs, qui de ce fait, perdant une grande quantité d'huîtres, ainsi que la libre circulation des bateaux dans le chenal. Lorsque les brèches pratiquées dans les différentes digues seront réparées, le chenal reprendra son cours ancien.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1938-1954. Réparation à faire à l'écluse du chenal, 21 juillet 1945.

    L'écluse du chenal doit être réparée ainsi que la semelle, l'arrêt de l'écoulement n'étant pas assuré d'une façon positive ce qui entraîne la baisse du niveau d'eau après la fermeture des écluses et par conséquent la vidange presque totale du chenal pendant les marées de morte eau.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1938-1954. Allègements de pétrole à Richard, 30 novembre 1951.

    Problème pour les parcs à huîtres contaminés par du mazout.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1938-1954. Présentation du plan des lotissements ostréicoles, 28 mars 1952.

    Les concessions envisagées ne seront pas concédées sur les gisements naturels (crassat) et reprendront la place des anciens lotissements.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1954-1966. Attribution de terrain pour nouvelles cabanes ostréicoles, 27 mai 1959.

    D'après MM. Vinette et Normandin, il y a déjà suffisamment de place pour construire une dizaine de cabanes supplémentaires.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1954-1966. Devis pour réfection, 1er juillet 1959.

    Ecluse prévue en bois et non en fer ; devis de M. Galland ; réparation du radier en béton à prévoir.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1954-1966. Concessions, 10 novembre 1959.

    Création de nouveaux emplacements de cabanes d'ostréiculture : travaux nécessaires : terrassement pour creusement du chenal et confection d'un terre-plein en bordure ; palplanches en bois ou en béton pour le soutènement éventuel de la rive du chenal, côté terre-plein apport de matériaux graveleux sur le terre-plein ; renforcement de la chaussée d'accès y compris le renforcement de la reconstruction des deux aqueducs : 16 nouvelles cabanes prévues.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1954-1966. Pêche aux huîtres interdite cet hiver, 12 novembre 1962.

    Gisement très pauvre ; l’État projette de céder des bancs d'huîtres non immergeants.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1954-1966. Convention pour concession par le Port Autonome de Bordeaux à la commune pour l'établissement et l'exploitation d'un port ostréicole, 5 décembre 1964.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1966-1970. Réfection des ponts et curage du chenal du Logit, 5 novembre 1966.

    Problème d'envasement dans la partie du chenal du Logit comprise entre l'écluse et la voie SNCF d'accès au môle.

    -AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations 1966-1970. Taxes concernant le port ostréicole, 14 décembre 1968.

    Taxes perçues par la commission du port ostréicole pour les cabanes petites (12 m2) ou grandes (24 m2).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Le Verdon-sur-Mer. Registre des délibérations, 1874-1909.

    Archives communales, Le Verdon-sur-Mer
  • Registre de délibérations, 1909-1923.

    Archives communales, Le Verdon-sur-Mer
  • Registre de délibérations, 1938-1954.

    Archives communales, Le Verdon-sur-Mer
  • AC Le Verdon-sur-Mer. Registre de délibérations, 1954-1966.

    Archives communales, Le Verdon-sur-Mer
Bibliographie
  • BARTHOU Jacques. L'exploitation des gisements d'huîtres de l'estuaire de la Gironde et de son embouchure depuis 1870. Colloque du musée maritime de l'île Tatihou.(du 29 juin au 1er juillet 2000) . Ils vivent avec le rivage : pêche côtière et exploitation du littoral. Caen : 14-Condé-sur-Noireau Imprimeur, 2005. (Histoire maritime n°2).

  • BARTHOU Jacques. "Un siècle d'activités ostréicoles à l'embouchure et dans l'estuaire de la Gironde". Actes des 1er et 2e colloques du Conservatoire de l'estuaire de la Gironde. Blaye : Éd. Confluences, 1993.

    p. 117-138
  • TALIANO Françoise. La fin des terres : le Verdon : histoire d'une mutation économique. TER d'histoire : Bordeaux 3, 1979.

Périodiques
  • « Histoire d'un bateau : Le Morlaisien ». Histoire et traditions du Verdon, Mars 1996, n°2.

  • GASTEUIL Bruno. « Les quartiers à l'est du bourg du Verdon : la Sarretière et l'ancien port ostréicole ». Histoire et traditions du Verdon, Janvier 2000, n°10.

    p. 16-17
(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Steimer Claire