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Ancien institut hydrothérapique, actuellement lycée Montesquieu

Dossier IA33008208 réalisé en 2017

Fiche

Précision dénomination institut hydrothérapique
Appellations Lycée de Longchamps, Lycée Montesquieu
Parties constituantes non étudiées école primaire
Dénominations établissement médical, lycée
Aire d'étude et canton Nouvelle-Aquitaine
Adresse Commune : Bordeaux
Adresse : 4 et 5 Place de Longchamps
Cadastre : 2017 PB 199 Emprise d'origine du lycée. ; 2017 PA 173 à 178 Emprise de l'annexe de l'autre côté de la rue le Chapelier
Précisions

Paul Delmas, docteur en médecine, acquiert le domaine du Pradets où il établit entre 1867 et 1868 un établissement médical basé sur ses recherches en hydrothérapie. Il en confie la construction à l'architecte Jacques Valleton. En 1904, la société de l'Institut hydrothérapique de Longchamps (du nom de la place jouxtant le domaine) est dissoute. En 1908, la ville rachète le terrain et un projet de reconstruction en lycée est dressé par l'architectcte municipal, Henry Veyre, en 1910.

L'architecte ne garde de l'Institut hydrothérapique qu'un seul corps de bâtiment, le long de la rue Lagrange. Il fait détruire les autres bâtiments et conçoit un ensemble bâti uniquement sur le pourtour de l'ilôt, avec façade d'entrée place Longchamps.

Achevé en 1913, le "lycée de Longchamps" devient l'annexe de l'actuel lycée Montaigne pour les petites classes. Dans les années 1920-1930, l'aile sud-ouest sur la rue Laroche est reconstruite.

En 1948, le lycée devient indépendant et prend le nom de "Lycée Montesquieu".

Le lycée est rénové dans les années 1970 et une annexe est créée rue Mandron dans l'ancien collège Montgolfier à 400 mètres.

Entre 2005 et 2007 l'architecte Jeff Dananik réalise l'extension de l'autre côté de la rue le Chapelier, qui communique avec les anciens bâtiments par une passerelle au premier étage.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle
Auteur(s) Auteur : Valleton Jacques
Jacques Valleton (1841 - 1916)

Architecte bordelais, "élève" de l'architecte Paul Abadie.


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Auteur : Veyre Henry,
Henry Veyre (1870 - )

Jean Henry Léopold Veyre est né à Bordeaux ; il est élève à l'École municipale des Beaux-arts de Bordeaux et devient l'élève de Gustave Lemarchand, architecte à Bordeaux, puis de Victor Laloux. Il est par la suite diplômé de l'Ecole des Beaux-arts de Paris en 1901 et devient architecte municipal à Bordeaux. Il y réalise de nombreux groupes scolaires.


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architecte communal, attribution par source
Auteur : Dananik Jeff,
Jeff Dananik

Réalise plusieurs établissements scolaires en Gironde.


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architecte, attribution par source

1/ L'ancien bâtiment d'hydrothérapie

Le corps de bâtiment appartenant initialement à l'Institut hydrothérapique a un plan rectangulaire, des murs en pierre de taille, un toit à longs pans brisés en ardoise, et arbore neuf travées d'ouvertures. Il possède un étage carré et un étage de comble. Les baies sont à arc segmentaire, excepté les ouvertures des seconde et huitième travées en façade sur cour, au niveau du 1er étage. Ces baies présentent en effet un linteau droit richement décoré de rinceaux et d'une rosette. Par ailleurs, les piédroits légèrement biseautés à leur sommet rappellent la forme d'une plate-bande sur coussinets. Ils se poursuivent plus bas, par une moulure en boudin. Toutes les baies sont surmontées d'un arc de décharge, juste esquissé au rez-de-chaussée par des pointes de diamant, tandis qu'il est plus imposant au 1er étage, souligné par des rosettes, et reposant sur des pilastres décorés de motifs végétaux et de volutes. Le toit possède une corniche à denticules et à modillons.Les lucarnes dans le brisis, de hauteur inégale, offrent une corniche dotée de chaque côté d'un petit gable. En façade sur rue, quatre lucarnes sont de petite taille et rappellent un pignon couvert. Ce vocabulaire architectural s’inscrit dans le mouvement du rationalisme néomédiéval développé notamment par le maître de Jacques Valleton, Paul Abadie.

2/ Les bâtiments d'Henry Veyre au début du XXe siècle

Outre le réaménagement intérieur de l'Institut hydrothérapique, Veyre édifie des bâtiments sur le pourtour de l’îlot permettant de créer une cour intérieure. De plan rectangulaire, les différents segments de bâtiment ont un étage carré et un toit à longs pans excepté le bâtiment administratif, sur la place Longchamps, qui dispose de deux étages carrés et d'un étage de comble couvert d'un toit à croupe surmonté de quatre hautes souches de cheminées coiffées d'une mitre à fronton en arc de cercle. Les murs sont en pierres et en briques, les toitures en tuiles plates mécaniques.

La façade sur la place Longchamps est particulièrement travaillée. Le rez-de-chaussée est paré de bossages continus en table tandis que les étages sont en briques claires, la pierre de taille étant réservée pour les chaines d'angle, les jambes, les chaines horizontales et les encadrements de fenêtres. Les trois travées centrales sont, au rez-de-chaussée, ornées d'un mascaron et au premier étage, couronnées d'un fronton. Par ailleurs, toutes les baies du premier reposent sur une balustrade. Le toit est souligné d'une corniche à modillons. Quatre lucarnes éclairent l'étage de comble, tandis qu'en travée centrale la lucarne est remplacée par une horloge encadrée de volutes et surmontée d'un arc interrompu par les armoiries de la ville de Bordeaux.

Le reste des bâtiments est conçu selon les théories hygiénistes et rationalistes de l’architecture scolaire de l’époque. Ainsi, l'architecte crée des bâtiments "en simple épaisseur", composés de salles de classes donnant sur la rue et d'un couloir côté cour, conçu en galerie ouverte au rez-de-chaussée et au premier étage, permettant une aération facile et une surveillance aisées des élèves. Au rez-de-chaussée, la galerie offre des arcades en plein cintre avec une clé saillante formant console pour la corniche du premier étage. Au dessus, la galerie est constituée par une colonnade. Côté rue, les murs à refends horizontaux sont scandées de grandes fenêtres à arc segmentaire avec une clé saillante formant console pour un bandeau séparant rez-de-chaussée et premier étage. Ce dernier est également percée de larges ouvertures, à linteau droit, dont les allèges sont décorées de quatre pilastres portant l'appui et entre lesquels sont sculptés des disques. Entre les travées, les briques dessinent une sorte de pilastre d'ailleurs couronné par une successions de moulures formant comme un chapiteau. La cour était initialement divisée en trois parties, pour séparer petits, moyens et grands ; il en reste aujourd'hui des traces sous la forme de haies d'arbustes.

3/ Les autres bâtiments

Le bâtiment des années 1920-30 abrite le gymnase. Il a un plan rectangulaire, un étage carré et comprend dix travées d'ouvertures rectangulaires. Probablement érigé en béton, il est enduit. Il est doté d'un toit à longs pans, probablement en en bacs acier.

Le bâtiment conçu par Dananik occupe toute une parcelle de forme trapézoïdale. Au plus, il compte trois étages carrés et un étage de comble surmonté d'un toit terrasse. Certaines parties arborent une façade "moderne" avec des baies et des allèges vitrées tandis qu'une autre partie, face au lycée, imite l'architecture de Veyre avec des murs à refends horizontaux, des baies à arc segmentaire et, au second étage, un parement en briques et une corniche à modillon.

Murs pierre pierre de taille bossage
brique
Toit ardoise, tuile plate mécanique, acier en couverture
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 3 étages carrés, étage de comble
Couvrements
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans brisés
toit à longs pans
toit à longs pans croupe
terrasse
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maison-Soulard Laetitia - Lycéens - PEAC
Lycéens - PEAC

Dans le cadre d'un partenariat avec le rectorat de Bordeaux, au sein d'un "Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle" (PEAC), les lycéens enquêtent sur l'histoire et le patrimoine de leur lycée. Ils sont donc mentionnés comme contributeurs "enquêteurs" lorsqu'ils ont apportés des éléments à un dossier sur leur lycée.


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