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Ancien Hôtel Victoria

Dossier IA64002593 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Précision dénomination pension de voyageurs
Appellations Hôtel Victoria, Hôtel de France, Maison Fourcade, Résidence Victoria
Destinations immeuble à logements
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : 29 rue Louis-Barthou
Cadastre : 2018 AN 268

Relevant de la deuxième vague de construction de la station après les abords immédiats de l'établissement thermal, cet édifice, comptant parmi les plus anciens gîtes du bourg, endosse dès l'origine la fonction de pension pour voyageurs. Absent des représentations antérieures à 1837, mais déjà présent sur le plan géométrique de 1841, il est bâti à la fin des années 1830 pour la famille Fourcade qui possède une autre "maison garnie" - la future Maison Laugier ou Hôtel du Parc - à quelques mètres.

Entre 1863 et 1866, l'édifice alors baptisé Maison Fourcade est acquis par la famille Taverne qui en fait un agrandissement de l'Hôtel de France, imposante bâtisse contigüe mais détruite dans les années 1970. Il prend alors part à la notoriété d'un établissement prestigieux offrant toutes les prestations appréciées de la clientèle bourgeoise, avec notamment un service de diligence, qui le relie à l'hôtel de France de Pau, ainsi qu'un office de poste aux chevaux, un cabinet de lecture, un billard ou encore un loueur de voitures.

Durant l'entre-deux-guerres, il change probablement de propriétaire et devient l'hôtel-restaurant Victoria abondamment représenté sur les cartes postales. Il abrite de nos jours une résidence privée qui a hérité du dernier nom de l'hôtel.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1837, daté par source

Situé à proximité du jardin Darralde, l'ancien hôtel Victoria s'inscrit dans le contexte des constructions urbaines de la seconde moitié du XIXe siècle, participant de ce fait au singulier ensemble architectural des Eaux-Bonnes. A l'instar des autres édifices de la station, il associe les inspirations vernaculaires et académiques aux nécessités de l'urbanisme haussmannien naissant.

Dès l'origine, l'édifice se caractérise par son plan en équerre dont l'arrière ouvre sur une vaste cour intérieure à l'ombre du flanc du plateau de l'Espérance. Sa façade principale ornée d'un enduit blanc et de pierre de taille d'Arudy pour les encadrements de baie et le soubassement se compose de deux étages et huit travées, en faisant un édifice d'une exceptionnelle largeur pour la station. La porte d'entrée, surmontée d'un linteau finement sculpté, n'est pas centrée mais se trouve sur la cinquième travée. Les fenêtres en chien assis de style vernaculaire ossalois ornant l'étage de comble et participant à l'homogénéité urbanistique des Eaux-Bonnes ont été supprimées pour laisser place à un toit à longs pans simple. Les baies rectangulaires, toutes identiques, sont dotées de garde-corps en fer forgé.

Les combles ont fait l'objet de transformations afin d'aménager des appartements en 1982. Comme les constructions urbaines, et notamment haussmanniennes, du XIXe siècle, on observe un contraste entre la façade principale, destinée à l'apparat, et la façade arrière, moins soignée.

Murs moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan régulier en L
Étages 2 étages carrés, étage de comble, étage de soubassement
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Sites de protection site classé

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties d'Eaux-Bonnes 1903-1904.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan géométrique de la ville des Eaux-Bonnes, et visuel pour les promenades qui sont indiquées par des lignes ponctuées, terminé sur le terrain dans le courant du mois de juillet 1841. Dessin par F. Noble, lithographie E. Vignancour.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et plans, GE DL 1842-262-2
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan d'ensemble des Eaux-Bonnes (partiel), 24 janvier 1874, par Pierre Gabarret. Dessin, fragment de calque.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes : P1 Plans
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • JAM (BOUILLÉ R. de). Guide de Pau aux Eaux-Bonnes : suite des excursions à pied. Pau, E. Vignancour, 1869.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane