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Ancien Hôtel Richelieu, actuellement immeuble à logements

Dossier IA64002629 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Appellations Hôtel Richelieu, Maison Lahore, Maison Pommé
Destinations immeuble à logements
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : 33 rue Louis-Barthou
Cadastre : 2018 AN 124

Relevant de la première vague de construction de la station à proximité de l'établissement thermal, l'hôtel Richelieu figure déjà sur le plan géométrique de 1841 sous la forme d'un bâtiment primitif de petites proportions mais le nom de ses propriétaires d'alors - et probablement commanditaires - y est absent. Certaines sources iconographiques, notamment les lithographies de Monthelier ou de Jacottet, permettent d'établir la date de sa construction au début des années 1830. Le complexe hôtelier a connu de notables augmentations aboutissant à son plan définitif, dont ce pavillon, construit entre 1850 et 1863.

Si l'incertitude persiste concernant ses premiers propriétaires, c'est l'influente famille Pommé, en possession d'une vaste propriété attenante, qui en a eu la charge jusqu'en 1866, date à laquelle l'édifice devient l'hôtel Richelieu, géré, selon le Guide Jam de 1869, par un dénommé Lahore. Dans les années 1870, les encarts publicitaires insérés dans la presse locale le décrivent comme un "établissement de premier ordre" avec table d'hôte, restaurant et service en ville. Comme de nombreux hôtels de la station, il accueille, le temps de la saison thermale, un cabinet de consultation médicale, comme celui du docteur Delvaz en 1893.

Dans les années 1880, l'hôtel est acquis par la famille Palas. Jusqu'en 1907, cet imposant complexe architectural fait l'objet d'une indivision, la succursale présentée ici, contigüe à l'hôtel de France, appartenant à Clémence et Antoinette Palas, domiciliées à Oloron. Victor Palas, négociant demeurant également à Oloron, hérite de l'hôtel principal en 1903 et de la succursale, dont il est ici question, en 1907.

L'édifice a par la suite fait l'objet de ventes successives tout en conservant sa vocation d'accueil des voyageurs. La plus grande partie, désormais propriété de la commune et mise en gérance, perpétue son activité hôtelière initiale sous son nom d'origine, tandis que cette succursale est convertie en une résidence privée. Une partie de la propriété, annexe de l'hôtel principal, a cependant été délaissée au cours du XXe siècle, ce dont témoigne le corps de bâtiment en ruines situé à l'arrière.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1850, daté par source

La partie de l'hôtel présentée ici, composée d'une agrégation de divers pavillons, correspond à une extension. Le cœur de ce pavillon épousant un plan carré se référant à l'originel bâtiment des thermes s'élève sur deux étages, un niveau de combles et un soubassement. A l'instar des constructions environnantes, ses élévations sont couvertes d'enduit excepté au niveau des encadrements, des corniches et des chaînages d'angle en pierre d'Arudy, matériau local également choisi pour constituer le mur de refend du soubassement dans la tradition académique.

L'édifice se distingue en outre par ses deux façades sur rue bénéficiant du même traitement esthétique soigné, ainsi que par sa couverture en pavillon, surmontée d'un lanternon néoclassique, autrefois couronné d'un épi de faîtage selon le goût de l'époque, et aisément identifiable dans le paysage urbain homogène des Eaux-Bonnes. Les pans de la toiture sont cependant dotés de fenêtres en chien-assis inspirées de l'architecture rurale ossaloise et présentes dans la quasi-totalité des constructions de la station.

Au-dessus des baies du premier étage, sur la façade d'entrée, subsistent les traces des lettres affichées au XIXe et au début du XXe siècles pour constituer l'enseigne de l'hôtel.

L'élévation arrière donne directement à flanc de montagne, à l'ombre de la promenade de l'Impératrice. Cette élévation est moins soignée que les deux façades principales destinées à l'apparat. La quatrième élévation, accolée à l'hôtel de France jusqu'à la destruction de celui-ci, fut pensée comme un mur de séparation doté d'une série de contreforts, dans les interstices desquels quelques baies apportent une lumière chiche à l'intérieur de l'édifice.

A l'arrière, se trouve un bâtiment supplémentaire, de plan rectangulaire et adossé à l'escarpement rocheux, actuellement en ruines. Il en reste les vestiges de deux larges poutres porteuses et d'une élévation sur cour en maçonnerie colonisée par la végétation, laissant apparaître la structure constructive de l'édifice, avec ses trois étages et ses quatre travées, les moellons, des baies et parfois même des volets, des garde-corps et des fenêtres entières.

Murs moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan carré régulier
Étages 2 étages carrés, étage de comble, étage de soubassement
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit en pavillon
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties d'Eaux-Bonnes 1903-1904.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan géométrique de la ville des Eaux-Bonnes, et visuel pour les promenades qui sont indiquées par des lignes ponctuées, terminé sur le terrain dans le courant du mois de juillet 1841. Dessin par F. Noble, lithographie E. Vignancour.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et plans, GE DL 1842-262-2
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • JAM (BOUILLÉ R. de). Guide de Pau aux Eaux-Bonnes : suite des excursions à pied. Pau, E. Vignancour, 1869.

Périodiques
  • Courrier d'Eaux-Bonnes, 5 juillet 1877.

  • Courrier d'Eaux-Bonnes, 23 juin 1893.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane