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Ancien Hôtel du Parc

Dossier IA64002591 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

  • Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • immeuble à logements

Á rapprocher de

Précision dénomination pension de voyageurs
Appellations Hôtel du Parc, Maison Laugier, Maison Fourcade
Parties constituantes non étudiées immeuble à logements
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : 25 rue Louis-Barthou
Cadastre : 2018 AN 120

A l'emplacement de l'ancien Hôtel du Parc, se trouvaient sur le plan géométrique de 1841 deux petites bâtisses, qui laissèrent place en 1846 à l'édifice actuel. Celui-ci fut commandé par Pierre Fourcade, possédant alors une autre "maison garnie" à quelques mètres - le futur Hôtel Victoria - intégrée à l'hôtel de France en 1866.

Entre 1863 et 1866, le plan cadastral indique que la demeure devient propriété d'un dénommé Louis Laugier qui l'exploite jusqu'en 1897, date à laquelle en hérite sa veuve, née Pierre Laborde - sans doute Pérez-Laborde - et domiciliée aux Eaux-Bonnes. C'est sous la désignation Maison Laugier que cette pension bourgeoise est mentionnée dans les guides touristiques, en particulier le Guide Joanne de 1894.

Pendant l'entre-deux-guerres, la Maison Laugier, rebaptisée hôtel du Parc, est gérée durant la saison thermale par les sœurs Deprez, des professionnelles de l'hôtellerie qui sont en activité lors de la saison hivernale à Pau en la Villa Cabrières. L'ancien hôtel abrite désormais une résidence privée, en partie dédiée à la location saisonnière.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1846, daté par source

Situé aux abords du jardin Darralde et à proximité de l'hôtel Continental, l'ancien hôtel du Parc ou maison Laugier s'inscrit dans le contexte des constructions urbaines de la station, participant de ce fait au singulier ensemble architectural des Eaux-Bonnes. A l'instar de nombreuses constructions, l'édifice associe l'inspiration vernaculaire, les procédés académiques et les nécessités de l'urbanisme haussmannien naissant.

Le plan de la bâtisse, initialement carré, s'est complexifié au fur et à mesure de ses agrandissements, lui offrant désormais une petite cour intérieure à l'arrière, fermée par la paroi rocheuse et le relief naturel. Sa façade principale, sur le jardin Darralde, se caractérise par sa sobriété. Composée de deux étages de logements et de cinq travées, elle conjugue avec élégance l'enduit jaune pâle de ses murs et la pierre de taille d'Arudy utilisée pour les encadrements de baie sculptés, les chaînages d'angle et le soubassement. De ce côté, la façade s'achève par un étage de comble doté de fenêtres en chien-assis de style vernaculaire ossalois, similaires à celles des maisons Cazaux aîné, Cazaux et Paris, Prat-Dumas et de l'hôtel des Princes bâtis de l'autre côté du parc.

Comme dans le cas des constructions urbaines, et notamment haussmanniennes, la façade principale, destinée à l'apparat, est beaucoup plus soignée que les élévations latérales ou postérieures non destinées au regard. Ainsi la façade latérale donnant sur la route de Cauterets offre une physionomie bien distincte, correspondant davantage à l'architecture ossaloise, avec notamment son mur-pignon. Si les baies sont parfaitement ordonnancées sur la façade du jardin Darralde, leur organisation répond davantage aux besoins fonctionnels sur l'élévation latérale, quoique les maîtres d'œuvre aient essayé d'y appliquer autant que possible les principes géométriques académiques. Dans les années 1920, les deux façades étaient ornées des enseignes de l'hôtel et du restaurant situé au rez-de-chaussée de la bâtisse.

Murs moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan carré régulier
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Sites de protection site classé

Références documentaires

Documents d'archives
  • Augmentations et diminutions survenues dans les contenances et les revenus portés sur les matrices cadastrales année 1863.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties d'Eaux-Bonnes 1903-1904.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan géométrique de la ville des Eaux-Bonnes, et visuel pour les promenades qui sont indiquées par des lignes ponctuées, terminé sur le terrain dans le courant du mois de juillet 1841. Dessin par F. Noble, lithographie E. Vignancour.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et plans, GE DL 1842-262-2
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • JAM (BOUILLÉ R. de). Guide de Pau aux Eaux-Bonnes : suite des excursions à pied. Pau, E. Vignancour, 1869.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane