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Ancien fort de Castillon, aujourd'hui domaine viticole Château Tour de Castillon

Dossier IA33007563 réalisé en 2014

Fiche

  • Fortification : tour (vestiges).
    Fortification : tour (vestiges).
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  • Parties constituantes

    • resserre
    • chai
    • puits
    • cuvage
    • cellier
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    • pigeonnier
    • hangar agricole
    • enceinte
    • donjon
    • motte
    • fossé
    • port
    • vanne

Dossiers de synthèse

Schéma d'organisation du domaine

Carte IGN avec schéma d'organisation du domaine.Carte IGN avec schéma d'organisation du domaine.

Légende :

A : Chais, cuvier et conquet.

B : Anciens logements d'ouvriers convertis en bureau et réception du public.

C : Vestiges du pigeonnier.

D : Grange et hangar à machines.

E : Logis.

F : Chai, poulailler et étable.

G : Grange et poulailler.

H : Anciens chais, aujourd'hui remise de matériel.

I : Tour, vestiges du fort.

Genre de maître
Précision dénomination château viticole
Appellations Château Tour de Castillon
Parties constituantes non étudiées resserre, chai, puits, cuvage, cellier, grange, pigeonnier, hangar agricole, enceinte, donjon, motte, fossé, port, vanne
Dénominations ensemble fortifié, maison
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Saint-Christoly-Médoc
Lieu-dit : Castillon
Adresse : rue du Fort de Castillon
Cadastre : 1831 E 249 à 274 ; 2012 E1 446 à 448

La seigneurie de Castillon et le nom de ses seigneurs sont connus à partir du milieu 13e siècle par une lettre du 3 mai 1242 d’Henri III, roi d’Angleterre, adressée à Pons de Castillon. Cette forteresse ayant été le théâtre de divers sièges par les français, les anglais et les huguenots, le roi Louis XIII ordonne sa démolition en 1615.

Dans les récits des conflits de la guerre de Cent Ans, et à propos de Castillon, il y a souvent eu confusion avec le site de Castillon-la-Bataille.

Les vestiges sont dessinés par le hollandais Van der Hem, dans les années 1640. L'ingénieur-cartographe Claude Masse, dans ses mémoires, donne une description des vestiges entre la fin du 17e siècle et le début du 18e : "deux portes, quelques pans de mur, trois maisons et la moitié de la tour donjon ; les fossés sont presque tous comblés aussi bien que le port de cette ville". Sa carte datée 1708 représente le port aménagé dans le chenal de Castillon au sud de la forteresse.

A la fin du 18e siècle, l’abbé Baurein indique que la construction de cette forteresse est très ancienne : « Une forteresse pour la défense du pays. […] Ce pays avait été exposé pendant près d’un siècle aux incursions des Normands. Ces pirates entrant par la rivière, s’insinuaient dans l’intérieur des terres, où ils pillaient et ravageaient tout. Cette forteresse, située sur le bord de la rivière servait à empêcher leur descente ».

L’étude menée par Léo Drouyn confirme l’ancienneté du site, supposant une construction primitive à la fin de la domination romaine pour s'opposer aux invasions des barbares. Il en livre la description suivante : « un monticule rocheux (A), protégé à l’est par le fleuve qui venait battre sa base au moment de la haute mer, au sud par un ruisseau, et au nord par des marais alors inaccessibles et probablement couverts d’eau pendant une partie de l’année, fut séparé de la terre ferme par un fossé (BBB), profond de 8 à 10 mètres, et que l’on pourrait sans doute remplir d’eau à volonté. La terre extraite de ce fossé fut rejetée, partie en dedans pour augmenter la hauteur de la motte, et partie en dehors pour former un vallum. Telle fut la première forteresse. Sur la motte existe une petite tour carrée qui date je crois du XIVe siècle ; elle sert de balise. Le vallum DE fut, plus tard, aplani et métamorphosé en cour un peu plus basse que le sommet de la motte. On l'entoura de murailles flanquées de tours. On voit encore une de ces tours en F, un fragment de courtine (FG), et des restes de constructions (I et H). Derrière et au dessous de cette cour s'en étend une seconde (K), beaucoup plus vaste que la première, et enveloppée d'un large fossé relié au fleuve par ses deux extrémités, et dont un reste se distingue encore très bien en L ; il était lui aussi enveloppé d'un vallum que l'on retrouve en M, et qui, partout ailleurs, ayant été rejeté dans le fossé, a disparu avec lui. En N est une tour ronde reliée à deux courtines, et qui a servi de pigeonnier. Dans les anciens titres, Castillon est qualifié de ville ; il y avait des rues et des maisons. A l'extrémité septentrionale de la seconde cour existe une vaste enceinte carrée (O), dont les murs, hauts encore de 2 mètres environ, ont près de 5 mètres d'épaisseur. Ils ne datent, je crois que du milieu du XVIe siècle. Le bâtiment carré P, et le rempart en terre qui enveloppe le sommet de la motte, ont été élevés à la fin du XVIIIe siècle. Pendant la République, on y avait établi une batterie. Sur le bord du fleuve, et à 100 mètres environ du vallum M, existe une butte en terre haute de 3 mètres environ. Si elle a été enveloppée de fossés, on ne les distingue plus ».

A partir des années 1760, la vicomté de Castillon appartient à messire de Caupos. A cette période, la carte du cours de la Garonne de 1759 indique qu’il « ne reste à présent que quelques vestiges, deux ou trois mauvaises maisons et un morceau de la grande tour. » Sur une vignette de cette carte, figurent trois constructions à l’intérieur de l'enceinte dotée de tours circulaires. Les accès étaient contrôlés à l'est et au sud-ouest, encadrés de tours. Sur le promontoire en bord d'estuaire, plusieurs constructions sont également indiquées. Au nord, dans les terres basses, une batterie installée probablement au début du 18e siècle, témoigne de l'importance stratégique du site pour la défense du territoire.

Les cartes de la seconde moitié du 18e siècle n'indiquent plus le port du chenal de Castillon, qui s'est comblé. A cette époque, le site passe entre les mains de Martial François de Verthamon d’Ambloy (1719-1787), président de la seconde chambre des requêtes du Parlement de Bordeaux, marié à Marie-Thérèse de Caupos. On distingue l'emplacement militaire correspondant au monticule rocheux des terrains privés, séparés par le fossé et le vallum.

Au cours de la 1ère moitié du 19e siècle, le site est maintenu comme lieu défensif. Henry Ribadieu précise que « sous la République et sous l’Empire, on voulut utiliser la force militaire de ce lieu : on y établit quelques pièces de canon et l’on y construisit des bastions en terre, où fut également placée de l’artillerie. Une petite garnison de vétérans se logea dans la tour pour surveiller l’entrée du fleuve, dans le cas où les croisières anglaises tenteraient d’y pénétrer. – En 1844, la division de l’escadre britannique qui vint assiéger la citadelle de Blaye, échangea en passant quelques boulets avec les batteries de ce fort improvisé. » Ce n’est qu’au milieu du 19e siècle que le rôle stratégique et militaire de Castillon est définitivement abandonné avec dans un premier temps, en 1857, l’affectation des immeubles comprenant le donjon, l’enceinte du donjon et le chemin qui y conduit, au service des Ponts et chaussées. Puis le 7 janvier 1859, Pierre Terlé, propriétaire à Lalande commune de Civrac, fait l’acquisition de ces immeubles remis au domaine par le service militaire. Il fait bâtir, vers 1861, la maison actuelle, contre le bâtiment rural situé sur la parcelle n°264 du plan cadastral de 1831. En 1875, une dépendance agricole est construite comme l’indique la date figurant sur le linteau de la porte.

Le bâtiment indiqué comme masure sur le plan cadastral de 1831 (parcelle n°272) est converti en logement, chais et cuvier vers la fin du 20e siècle. A ce moment, le domaine prend le nom de Château Tour de Castillon.

Quelques vestiges du site fortifié sont conservés : monticule rocheux avec l’ancien donjon en bord d’estuaire, quelques pans du mur d’enceinte et une ancienne tour ruinée réutilisée en pigeonnier.

Période(s) Principale : 2e quart 13e siècle
Principale : 14e siècle
Principale : 1er quart 17e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates 1875, porte la date

Le domaine se situe à l’est de la commune, au bord de l’estuaire. Il est borné au sud par le chenal de Castillon (équipé d'une vanne) et au nord par une zone de marais.

Il se compose du monticule rocheux ayant accueilli l’ancien fort dont il reste les vestiges d’une tour. Des traces des talus et fossés qui entouraient le monticule sont encore lisibles. Au sud-est sont conservés quelques pans du mur d’enceinte et une tour circulaire (ruinée) ayant servi de pigeonnier.

Des bâtiments, correspondant à un domaine viticole, complètent ce noyau fortifié :

Le logis est une maison à étage carré, précédée d'une terrasse accessible par un escalier en pierre. La façade et la travée centrale sont encadrées par des pilastres, traités en bossage continu au niveau du rez-de-chaussée, et lisses à l'étage. L’élévation est rythmée par un bandeau médian, les appuis des fenêtres de l’étage formant un bandeau mouluré, une frise ornée et une corniche à modillons. L’ensemble de ce décor se retrouve sur l'élévation latérale est. Les fenêtres de l’étage sont surmontées de corniches avec modillons sculptés.

A l’arrière de la maison et perpendiculairement se déploient des dépendances servant de remise et de garage, en lieu et place d'un ancien chai et d'anciennes écuries et étables. Leur faisant face, à l’est, sont bâtis un poulailler, une remise, une grange et un hangar à machines.

Au sud, de l’autre côté du chemin, se situent les bâtiments viticoles. Le cuvier est aménagé dans la partie nord du bâtiment dont la façade est percée par 3 baies de décharge. Il abrite une cuverie en ciment. Le chai à barriques est installé à l’arrière, sous un appentis.

Murs calcaire pierre de taille
Toit tuile creuse mécanique
Étages rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Typologies IC4
Techniques sculpture
Représentations dent de scie, perle, denticule
Précision représentations

Les corniches au-dessus des fenêtres sont soulignées de denticules et les modillons sont agrémentés de perles.

La frise constituée de dents de scie est ponctuée de triglyphes et de métopes.

Estuaire

TRAVEE 5
FORBAIE linteau droit (porte) ; linteau droit (fenêtre) ; chambranle mouluré (porte) ; chambranle mouluré (fenêtre) ; couvrement saillant (fenêtre)
POSRUE en alignement
POSPARC en retrait
ORIENT sud-ouest
VUE vue sur estuaire

Ancien fort dont il ne reste qu'une tour en bord d'estuaire. Aujourd'hui exploitation viticole.

Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables fort

Annexes

  • Compléments bibliographiques

    Charles Galy-Ache. Tableau du Médoc de la fin du 17e siècle et au début du 18e, extrait des manuscrits de Claude Masse, Les cahiers méduliens, n° 3, avril 1970.

    "Le second bourg considérable qui est dans cette carte est Saint-Christoly ou Christophe […] Castillon [...] ç'a été autrefois une forteresse fameuse où il y avoit un chasteau, une petite ville et un port, où il n’y reste à présent que les vestiges de deux portes, quelques pans de mur, trois maisons et la moitié de la tour donjon ; les fossés sont presque tous comblés aussi bien que le port de cette ville qui a été autrefois rasée en 1587 et avoit soutenu divers sièges dans le temps que les Anglois possédoient la Guienne et pendant les guerres civiles et de la Religion, le premier siège fut par Bertrand de Guesclin, général de l’armée française qui le prit en 1377, en 1453 les Anglois l’assiégèrent et le général Talbot fut tué en 1451. Charles VII la reprit une seconde fois sur les Anglois et 4ème siège fut en 1585 par le duc de Lorainne seconde du maréchal de Matignon : la place ne se rendit qu’en 1586. Le bourg de Saint-Christoly et Castillon appartiennent à un gentilhomme particulier."

    BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1784, t. 1,p. 156 à 161.

    "un ancien Fort qui portait ce nom, et qui fut démoli sous Louis XIII. [...] C'est d'ailleurs un double emploi, que de former deux articles d'une seule et même paroisse, sous les dénominations de Castillon et de Saint-Christoly en Médoc. Ce premier est le nom de la seigneurie, et le second est la dénomination de la paroisse où cette seigneurie est placée. Celle-ci est très ancienne et a été possédée par des seigneurs, de grande distinction. Elle a appartenu, pendant tout le quatorzième siècle à des seigneurs qui, selon les apparences, étaient de la maison de Pons, ou du moins qui en portaient constamment le nom. […] Le château de Castillon était ancien. Il était construit sur le bord de la Gironde. C’était moins un château pour l’habitation du seigneur, qu’une forteresse pour la défense du pays. Sa situation sur le bord d’une rivière aussi considérable n’était pas certainement l’effet du caprice. […] Ce pays avait été exposé pendant près d’un siècle aux incursions des Normands. Ces pirates, entrant par la rivière, s’insinuaient dans l’intérieur des terres, où ils pillaient et ravageaient tout. Cette forteresse située sur le bord de la rivière, servait à empêcher leur descente ; la tour qui en faisait partie, et dont les restes paraissent à quatre lieues de distance, quoique le sommet en ait été démoli, semble annoncer, par son ancienne élévation, qu’elle était destinée pour y voir ce qui se passait à l’entrée de la rivière et pour y faire des signaux, afin que les habitants de la contrée se tinssent sur leurs gardes."

    RIBADIEU Henry. Les châteaux de Gironde : mœurs féodales, détails bibliographiques et traditions, légendes, notices archéologiques. Episodes de l’histoire de Bordeaux au Moyen Age et dans les derniers siècles – état actuel des domaines. Paris : Chez E. DENTU (Librairie), 1856 : p. 48-49.

    "Loudène et Castillon ont eu les mêmes seigneurs et la même histoire. – Castillon n’est plus qu’une ruine. Nul ne se douterait aujourd’hui que sur ces pans de murs dévastés, au XVIe siècle une sombre forteresse qui servit trop longtemps de boulevard à violence. Là demeurait le comte de Castillon, l’un des chefs du parti des réformés en Médoc, qui, à la tête de sa bande de huguenots, portait la terreur parmi les populations environnantes, pillait les logis des catholiques et mettait le feu à leurs églises. Ce repaire de calvinistes fut démoli sous Louis XIII. De ces fortifications, jadis si redoutables, il ne reste actuellement qu’une tour d’une grande hauteur, qui sert de balise pour les marins. – Sous la République et sous l’Empire, on voulut utiliser la force militaire de ce lieu : on y établit quelques pièces de canon et l’on y construisit des bastions en terre, où fut également placée de l’artillerie. Une petite garnison de vétérans se logea dans la tour pour surveiller l’entrée du fleuve, dans le cas où les croisières anglaises tenteraient d’y pénétrer. – En 1844, la division de l’escadre britannique qui vint assiéger la citadelle de Blaye, échangea en passant quelques boulets avec les batteries de ce fort improvisé. Comme le château de Castillon, Loudène est situé à une très-petite distance des bords de l’estuaire de la Gironde. Nous avons dit que ces deux fiefs eurent les mêmes seigneurs. Voici les noms de quelques-uns d’entr’eux : La maison de Pons pendant tout le XIVe siècle. Odet D’Aydie, seigneur de Lescun et amiral de Guyenne, en 1482. La Vicomtesse Magdelein de Lescun, en 1516. Antoine Daydie, en 1589. M. De Verthamon d’Ambloy, en 1784. Le château Loudène ressortissait de la seigneurie de Castillon, qui était pour ainsi dire enclavée dans celle de Lesparre. L’ancien logis de la maison de Pons, après avoir passé, comme nous venons de le voir, dans les mains des Lescuns et des Verthamon, est devenu la propriété de Mme la vicomtesse de Marcellus, à laquelle il appartient comme héritière de M. de Verthamon d’Ambloy."

    GARDELLES Jacques. Les châteaux du Moyen Âge dans la France du Sud-Ouest. La Gascogne anglaise de 1216 à 1327. Paris : Arts et Métiers Graphiques éditions, 1972, p. 122.

    « Hugues et Pons de Castillon, convoqués à l’ost par Henri III en 1242 et 1243, sont sans doute des seigneurs de Castillon-de-Médoc, à moins qu’ils ne soient des cadets de la famille vicomtale de Castillon-sur-Dordogne. La première mention certaine de ce château est donc la reconnaissance de Gaucelme de Castillon pour le « castrum de Castellione-in-Medulco » au devoir de 100 sous d’esporle et d’un chevalier, en 1274. Le Castillon de Médoc est implanté sur un affleurement calcaire, sur la rive même de la Gironde et est couvert du côté de la terre par des marais. La petite éminence centrale a été transformée en une motte entourée d’un vallum. Elle portait une petite tour carrée. Deux enceintes concentriques, avec restes de courtines et de tours s’étendaient en demi-cercle vers l’intérieur du pays. Elles semblent avoir protégé une petite agglomération. Les dispositions de ces retranchements ont été remaniées pendant les guerres du XVIIIe siècle et de la Révolution pour permettre l’installation d’une batterie commandant le fleuve : on ne peut donc pas les étudier de confiance. »

  • Compléments documentaires

    Carte de la rivière de Garonne, tiré à part de l'Atlas Maritime du Grand Flambeau de la Mer, par Johannes van Keulen, 1699.

    "Quand vous serez en dedans de la Rivière et que vous viendrez contre la pointe de Messie c’est la pointe sur laquelle sont les moulins, allez donc à l’autre côté au château rompu nommé Chastillon faisant course Sud Est ¼ sud. Il est à 4 lieux de Mesché alors courez auprès et au long de la terre du Sud, faisant course Sud Est en dedans jusqu’à Pouliac, c’est à 2 ½ lieues de Chastillon."

    Carte cours de la Garonne 1759 – Tour Castillon.

    "Castillon de Médoc a été autrefois une bonne ville et forteresse qui a été assiégée prise et reprise plusieurs fois par les français et les anglais et par les huguenots. Son mémorable siège fut en 1453, que le général Talbot fut tué venant au secours de cette place et sa mort fut en partie la cause de la perte de la Guienne par les anglais, le dernier siège fut en 1584, elle a été rasée depuis, il ne reste à présent que quelques vestiges, deux ou 3 mauvaises maisons et un morceau de sa grande tour".

    Adjudication des terrains de Castillon, AD, Gironde, 5 Z 168, 1858-1859.

    - 21 août 1858 : Administration de l’enregistrement et des domaines, Cahier des charges pour la vente des biens de l’Etat : (...) Par un décret du 17 juin 1857, les immeubles teintés en rose sur le plan y annexé, dont une ampliation est ci-jointe, et qui comprennent le donjon, l’enceinte de ce donjon et le chemin qui y conduit ont été affectés au service des ponts et chaussées auquel ils ont été remis suivant procès verbal du 17 septembre 1857.

    - 7 janvier 1859 : Adjudication des terrains de Castillon : « devant nous vicomte de Butler, sous-préfet de Lesparre, agissant en vertu d’une délégation spéciale de M. le préfet de la Gironde en date du 2 décembre 1858 […]. Il a été procédé dans la forme suivante et conformément aux lois relatives à la vente des domaines appartenant à l’Etat […] à l’adjudication définitive aux enchères et à l’extinction des feux pour le compte du domaine de l’Etat des immeubles ci-après désignés, faisant partie des terrains sur lesquels existaient les batteries de Castillon de Médoc situés dans la commune de Saint-Christoly. Ces immeubles remis au domaine par le service militaire suivant procès verbal du 30 mars 1857, consistent :

    1e En une parcelle de terrain inculte, contenant 23 ares, située entre les propriétés de la famille Verthamon auxquelles elle confronte au sud et au couchant, et les immeubles affectés au service des ponts et chaussées, auxquels elle confronte du levant et du nord, et dont elle fait le contour presqu’entièrement ;

    2e En deux petits bâtiments adhérents ensemble et attenant à un bâtiment d’exploitation appartenant à la famille de Verthamon. Ils confrontent de l’ouest et nord-ouest à la famille de Verthamon, et de toutes autres parts à la parcelle de terrain ci-dessus désignée. L’Etat en est propriétaire comme faisant partie du domaine militaire antérieurement à la loi du 10 juillet 1791 dont l’article 13 du titre 1er a déclaré propriété nationale toutes celles qui étaient occupées pour la défense du territoire Français. […]

    Le sieur Terlé Pierre, propriétaire à Lalande commune de Civrac, ayant porté les enchères à la somme de onze cent vingt cinq francs, a été déclaré adjudicataire des immeubles ci-dessus désignés. […] et à la charge pour lui de se conformer aux conditions de la vente, ainsi qu’au décret du 17 juin 1857 portant que l’acquéreur ne pourra planter aucun arbre sur ce terrain, ni y élever aucune construction susceptible de masquer la vue de la tour ou de l’enceinte du fort".

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan de la rivière de Bordeaux en 1545, d’après un manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France, pour illustrer l'ouvrage "Royan et la tour de Cordouan, Bordeaux" . Papier, plume, couleur , par Gustave Labat, 1893.

    Archives départementales de la Gironde : BIB I/J 59
  • Carte des rivières de la Gironde et Dordogne depuis leurs embouchures jusqu'à Bordeaux / Libourne, papier, encre, aquarelle, 1692 (830 x 3930).

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 2068
  • Carte de la rivière de Garonne, tiré à part de l'Atlas Maritime du Grand Flambeau de la Mer, par Johannes van Keulen, 1699.

    Archives départementales de la Gironde : 1 Fi 1000
  • Carte du 9e quarré de la généralle de Médoc. Dessin, encre, couleur, papier, par Claude Masse (géographe), 1708 [IGN, non coté].

    IGN (Institut national de l'information géographique et forestière)
  • Carte de l’embouchure de la Garonne jusqu’au bec d’Embesse. Dessin, encre et aquarelle, par Desmarais, 1759.

    Archives nationales, Paris : F 14 10059/1/
  • Carte du marais de Bégadan et de Saint-Christoly dépendant des fiefs de Lesparre et de Castillon en Médoc sur le bord de la Garonne , s.n., 1702 (?).

    Archives départementales de la Gironde : 2 fi 814 bis
  • Marais de Castillon et de Bégadan, dans la juridiction de Lesparre. Papier, encre brune, par s.n., 18e siècle.

    Archives départementales de la Gironde : C 3675
  • Carte géométrique de la Guyenne dite Carte de Belleyme, feuille n°6, levés vers 1763-1764, éch. 1/43200 env.

  • Plan du fort de Castillon à remettre à l'administration des Ponts et Chaussées par celle de la Guerre, 9 mars 1857.

    Archives départementales de la Gironde : 5 Z 168
Bibliographie
  • BAUREIN Abbé, MERAN Georges. Variétés bordeloises ou essai historique et critique sur la topographie ancienne et moderne du diocèse de Bordeaux. Bordeaux : Féret et fils, 1876, t. 1, 2è éd .

  • COCKS Charles. Bordeaux, ses environs et ses vins, classés par ordre de mérite, reproduction intégrale de l'édition de 1850. Bordeaux : Ed. Féret et Fils, 1984.

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1886 (5e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1929 (10e édition).

  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1949 (11e édition).

  • DÉMONT Emmanuelle, FAVREAU Marc. Herman Van der Hem (1619-1649), un dessinateur hollandais à Bordeaux et dans le Bordelais au XVIIe siècle. Camiac-et-Saint-Denis : Les éditions de l'Entre-deux-Mers, 2006.

  • DROUYN Léo. La Guyenne militaire : histoire et description des villes fortifiées, forteresses et châteaux pendant la domination anglaise. Paris : Compte d'auteur ; Didron, 1865.

  • FRANCK William. Traité sur les vins du Médoc et les autres vins rouges et blancs du département de la Gironde. Bordeaux : impr. de Laguillotière, 1824.

  • GABORIT Michelle, FARAVEL Sylvie, LARRONDE Stéphanie (...), LARRIEU Bernard (dir.). Léo Drouyn en Médoc. Bordeaux : Ed. l´Entre-Deux-Mers, 2003.

    p. 26
  • GARDELLES Jacques. Les châteaux du Moyen Âge dans la France du Sud-Ouest. La Gascogne anglaise de 1216 à 1327. Paris : Arts et Métiers Graphiques éditions, 1972.

  • GARDELLES Jacques. Châteaux de la Gironde. Paris : Nouvelles éd. Latines, 1968.

  • RIBADIEU Henry. Les châteaux de Gironde : mœurs féodales, détails bibliographiques et traditions, légendes, notices archéologiques. Episodes de l´histoire de Bordeaux au Moyen Age et dans les derniers siècles - état actuel des domaines. Paris : Chez E. DENTU (Librairie), 1856.

Périodiques
  • DAHLQUIST Jacqueline. « La seigneurie de Castillon et son château-fort », Cahiers Médulliens, Bulletin de l’archéologie et de l’histoire du Médoc. n°29, 1998.

    Archives départementales de la Gironde : BIB 2 I/L 72
  • PIGANEAU Emilien. « Essai de répertoire archéologique du département de la Gironde ». Bordeaux : Féret et fils, 1897, tome XXVII, fasc. II.

    p. 85
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