Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Ancien collège puis lycée Jean-Renou

Dossier IA33008206 réalisé en 2017

Fiche

Appellations Jean-Renou
Dénominations collège, lycée
Aire d'étude et canton Nouvelle-Aquitaine
Adresse Commune : La Réole
Adresse : 1 rue Jean Renou
Cadastre : 2017 AO 704;761;762;763 Les parcelles 761 à 763 concernent l'annexe impasse des juifs et rue du saut comprenant l'internat et la restauration.
Précisions

En 1518, les jurats de la Réole ouvrent une "Grande Ecole" rue Sainte Colombe (actuelle rue André Bénac) dans une ancienne caserne autrefois intégrée à la muraille d'enceinte de la ville. La façade médiévale de cette maison classée MH en 2004 est encore bien visible rue Jean Delsol. Les effectifs nombreux, notamment au XVIIe siècle, poussent les responsables à proposer un accord avec les Bénédictins pour ouvrir dans leur couvent un collège. Cette congrégation religieuse dispensait parallèlement, depuis 1640, des cours de théologie et de philosophie. Les projets échouent et ce n'est qu'en 1802, lorsque la ville de La Réole est retenue pour devenir le siège d'une école secondaire, qu'un nouveau collège est envisagé.

Il s'installe dans l'ancien couvent des Annonciades érigé en 1602, acquis par la commune pendant la Révolution, et est inauguré en 1807.

A la fin du XIXe siècle, la municipalité conduite par Jean-Renou (1827-1913), décide de reconstruire le collège sur place afin de le maintenir en centre-ville. L'architecte réolais Jean Fauchez (1842-1924) est choisi en 1880 pour conduire les travaux et un entrepreneur bordelais, Ballet, est chargé de la démolition du couvent des Annonciades et des maisons alentour. L'entrepreneur s'occupe également de la maçonnerie, de la charpente et de la couverture. Les travaux de zinguerie et de ferronnerie sont respectivement confiés à des Réolais, Navarre et Bardon ; la menuiserie revient à un Bordelais, Moulet. La construction débute en mars 1884, la première pierre est posée à droite de la porte principale le 27 septembre 1884, par David Raynal, député de la Gironde et ministre de Travaux Publics. Si le bâtiment porte en façade la date de 1885, le nouveau collège n'est mis en service qu'en 1888 du fait de l'écroulement en 1886 du mur de soutènement sud, au dessus-du jardin public. Il est reconstruit avec une assise plus large et une partie de l'aile est fissurée à cette occasion est consolidée.

Le gymnase en fond de cour construit par Fauchez est démoli en 1903.

Lors de la première Guerre Mondiale, le collège est transformé en hôpital. Même chose lors de la seconde Guerre, puis, en 1944, lors de la Libération de La Réole, les Forces Françaises Intérieures (FFI) s'y installent pour en faire une caserne et une prison.

En 1960, le collège devient lycée municipal puis est nationalisé en 1967. Entre temps, en 1966, des salles de sciences en béton sont construites sous la cour et dominent le jardin public. En 1975, les collégiens quittent l'établissement pour un bâtiment neuf. Les menuiseries et toitures sont rénovées entre 1981 et 1983. En 1990, le Conseil régional acquiert un immeuble voisin, rue du Sault, et y aménage en 1992 un internat et une cantine grâce aux architectes Alain Alvaro, François Brichet et Michel Marès.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source, porte la date
Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par source
Principale : 4e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1884, daté par source
1903, daté par source
1966, daté par source
1992, daté par source
Auteur(s) Auteur : Fauchez Jean,
Jean Fauchez (1842 - 1924)

Élève de Pierre-Auguste Labbé (1825-1881), architecte du département de la Gironde, entre 1866 et 1870. Jean Fauchez exécute divers bâtiments scolaires à La Réole et dans tout le département de la Gironde. Il réalise également des parties d'édifices religieux : la chapelle voûtée de l'église de Blasimon en 1879, le clocher à flèche de l'église de Floudès en 1883 par exemple.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par source
Auteur : Ballet,
Ballet

Entrepreneur bordelais à la fin du XIXe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur, entrepreneur de maçonnerie, entrepreneur de charpenterie, attribution par source
Auteur : Navarre,
Navarre

Zingueur à La Réole à la fin du XIXe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur, attribution par source
Auteur : Bardon,
Bardon

Ferronnier à La Réole à la fin du XIXe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ferronnier, attribution par source
Auteur : Moulet,
Moulet

Menuisier à Bordeaux à la fin du XIXe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
menuisier, attribution par source
Auteur : Brichet-Marès
Brichet-Marès

Brichet Francois et Marès Michel Architectes.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

Auteur : Alvaro Alain, architecte, attribution par source

Le lycée est situé au centre-ville, dominant le jardin public aménagé au dessus de la voie ferrée, face à la Garonne. Les enseignements sont dispensés dans les bâtiments construits fin XIXe par Fauchez et longeant la rue Jean-Renou. Une annexe, comprenant cantine et internat, est située en face, de l'autre côté de la rue Bellot des Minières.

Les corps de bâtiments édifiés en pierre de taille par Fauchez forment un U autour d'une cour centrale, orientée plein sud et donnant une belle perspective sur la Garonne.

Les élévations sont à travées, à baies à arc segmentaire et encadrement mouluré, comprenant un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage. Le corps central abritant l'entrée de l'établissement doté d'un toit à la Mansart, possède en plus un étage de comble éclairé par des lucarnes et un oculus dans le brisis. Le reste des élévations bénéficie de longs pans terminés par une croupe en pignon sud. L'ensemble est couvert d'ardoise.

La pierre de taille beige est recouverte d'un enduit de même couleur, excepté au niveau de l'étage de soubassement et des chainages d'angle. En pignon sud, les pierres laissent place à les moellons grossièrement équarris.

Au niveau de la façade donnant sur la rue, la travée de l'entrée est la plus décorée : cette travée est en bossages continus, la porte est surmontée du blason de la ville entouré de rinceaux de chênes, la fenêtre de l'étage est ornée de chaque côté de deux tables à anses saillantes en marbre.

Côté cour, au rez-de-chaussée, une galerie soutenue par des poteaux en fer forgé et couverte en zinc permet une circulation abritée. Elle vient s'adosser aux façades au niveau de la traverse du haut des fenêtres. La façade sud de l'entrée est également ornée à l'étage de deux tables à anses saillantes.

Au premier étage, les fenêtres ont une allège en briques avec au-devant, un garde-corps ajouré en pierres. Toutes les baies sont séparées par un support de tirant orné.

A l'intérieur, les classes s'alignent le long des rues tandis qu'un couloir les dessert côté cour.

Ainsi, le projet de l'architecte Jean Fauchez, reprend les dispositions alors souhaitées par le Ministère de l'Instruction publique : une cour ouverte au sud et de multiples grandes baies pour bénéficier d'un maximum de lumière, des bâtiments en "simple épaisseur" permettant une double aération, des passages couverts afin de protéger les élèves des intempéries, et enfin, l'usage de matériaux locaux aux couleurs chaudes.

La barre, en béton armée, ajoutée dans les années 1960 s'insère sous la cour.

L'annexe a, elle, été aménagée dans des locaux abritant auparavant des maisons. Un premier édifice est constitué de deux corps de bâtiments formant un L, en moellons, couvert en ardoise ; son style rappelle celui du lycée : toit à la Mansart, pierre de taille pour les encadrements et chainages d'angles, un étage carré et un étage de comble éclairé par des lucarnes. Le second édifice, accolé au premier, forme également un L, il est doté d'un toit à longs pans en tuiles reposant sur une corniche en génoise. Ces élévations d'un étage sont en moellons enduits. Les architectes en charge de la rénovation ont ajouté des touches déconstructivistes avec des éléments métalliques soutenant une toiture sinusoïdale à l'entrée de la cantine au sud.

Murs pierre pierre de taille enduit
pierre moellon
béton béton armé enduit
Toit ardoise, tuile creuse
Plans plan régulier en U
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Techniques

Références documentaires

Bibliographie
  • CHAIGNE Yann. L'Architecture des lycées en Aquitaine de 1986 à 2006 : Les étapes d'une quête identitaire post-décentralisation. Thèse d'histoire de la l'art sous la direction de Marc Saboya, Université Bordeaux 3, 2009.

  • JAMET L. Monogaphie du Collège de La Réole. Marmande : Imprimerie Cauler, 1947.

Périodiques
  • CANTEGREL François. "Un lycée à La Réole". Le Réolais, 09 avril 1993.

    p. 3
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maison-Soulard Laetitia - Lycéens - PEAC
Lycéens - PEAC

Dans le cadre d'un partenariat avec le rectorat de Bordeaux, au sein d'un "Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle" (PEAC), les lycéens enquêtent sur l'histoire et le patrimoine de leur lycée. Ils sont donc mentionnés comme contributeurs "enquêteurs" lorsqu'ils ont apportés des éléments à un dossier sur leur lycée.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.