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Abbaye de trappistes, abbaye cistercienne Notre-Dame de Bonne Espérance, dite abbaye de la Trappe

Dossier IA24001214 réalisé en 2009

Fiche

Genre de trappistes, de cisterciennes
Vocables Notre-Dame de Bonne Espérance
Appellations abbaye de la Trappe
Parties constituantes non étudiées cloître, bâtiment conventuel, ferme, logis, grange, étable, porcherie, fromagerie, magasin de commerce
Dénominations abbaye
Aire d'étude et canton Montpon-Ménestérol - Montpon-Ménestérol
Adresse Commune : Échourgnac
Lieu-dit : Abbaye de la Trappe
Cadastre : 1844 H3 493 à 495 ; 2011 C3 255 à 269

Au 18e siècle, une ferme existe au lieu-dit Biscaye, au logis en pan de bois. L'abbaye d’Échourgnac y est fondée en 1868 par des moines trappistes de l'abbaye Notre-Dame du Port-du-Salut en Mayenne. Durant la présence des religieux, un travail d'assèchement des marais et de mise en valeur des terres est réalisé avec la paysannerie locale. L'abbaye est également le lieu de fabrication d'un fromage à pâte pressée non cuite. En 1910, les moines sont contraints de quitter le site. Une communauté de sœurs cisterciennes s'implante à Échourgnac quelques années après la fin de la première guerre mondiale (communauté fondée en 1852 dans les Pyrénées Orientales). L'abbaye devient Notre-Dame de Bonne-Espérance en 1923. Les sœurs cisterciennes reprennent l'élaboration du fromage de la Trappe.

Des bâtiments modernes sont construits dans le courant du 20e siècle à proximité de l'église abbatiale, pour accueillir l'hôtellerie et la boutique. Actuellement, une trentaine de sœurs vivent dans l'établissement.

Période(s) Secondaire : 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 20e siècle

L'abbaye Notre-Dame-de-Bonne-Espérance est située à un peu plus d'un kilomètre à l'ouest du bourg d’Échourgnac. L'église, orientée vers l'ouest, borde le monastère au nord et flanque le cloître autour duquel se regroupent les bâtiments de la vie communautaire : scriptorium, salle capitulaire et réfectoire.

L'ancien logis de la ferme de Biscaye, qui occupe une position centrale dans le site abbatial, est construit en pan de bois hourdé de briques, enduit à l'extérieur. Ce logis est doté d'un portique à l'est. Protégé par de la tuile plate, le toit brisé à longs pans et croupes est percé de nombreuses lucarnes. La charpente à chevrons-portant-fermes conserve des marques d'assemblage.

La grange-étable, de plan allongé, est située face au corps de logis. Elle est bâtie en moellons et en brique, ce dernier matériau étant aussi utilisé pour former l'encadrement des baies. La pierre de taille est réservée aux épais contreforts plats qui raidissent les murs. Le bâtiment est couvert par un toit à longs pans brisés aux croupes imposantes, protégés par de la tuile en écaille.

A proximité de ces anciens bâtiments agricoles se tient la fromagerie en activité. Au sud est du domaine, la porcherie est bâtie avec plus de simplicité : la maçonnerie en briques est percée d'oculi et la toiture à longs pans est couverte de tuile mécanique.

Murs calcaire pierre de taille
brique enduit partiel
moellon enduit
pan de bois enduit
Toit ardoise, tuile creuse, tuile en écaille, tuile mécanique
Plans plan allongé
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit à longs pans brisés
croupe brisée
toit à longs pans croupe polygonale
appentis
Techniques fonderie
sculpture
Représentations saint Bernard vase
Précision représentations

A l'entrée du site abbatial se tient une statue en fonte de Saint-Bernard (Union Artistique de Vaucouleurs, entreprise de fonderie et sculpture, Meuse).

Deux vases d'amortissement en pierre calcaire couronnent les piliers du portail d'entrée de l'abbaye.

L'élément le plus remarquable du site abbatial est le logis de ferme de la fin du 18e siècle. Utilisation cultuelle, ouvert en partie.

Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables logis

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives de l'établissement religieux.

    Archives départementales de la Dordogne : V 242
Documents figurés
  • Carte de Cassini, feuille n° 70, levée et publiée à partir de 1756, ech. 1/86 400.

  • Carte de Belleyme, planche n°14, 1762-1783.

  • Plan cadastral napoléonien d'Échourgnac, 1846. Section Biscaye, feuille H3.

  • IGN. Carte topographique de la France à 1/50 000 : Montpon-Ménestérol. Série orange, feuille 1735. 2e éd., Paris, IGN, cop. 1981.

Bibliographie
  • CARLES Alcide. Dictionnaire des paroisses du Périgord. Bayac : Editions du Roc de Bourzac, 1884, réédition 1986.

    p. 260.
  • BERMOND-PICOT Evelyne, LECONTE Gérard. Les abbayes et prieurés du Périgord. GLI éditions, 2017 (Le patrimoine revit).

    p. 29-31.
  • GOURGUES Alexis de. La Dordogne. Dictionnaire topographique du département. Paris : Res Universis, 1992, fac-similé de l'édition de 1873 (Monographies des villes & villages de France).

    p. 106.
  • MARACHE Corinne. Les métamorphoses du rural : l'exemple de la Double en Périgord (1830-1939). Paris : éditions du CTHS, 2006.

    p. 337-339.
  • SECRET Jean. Les églises du Ribéracois. Périgueux : éditions Fontas, 1958.

    p. 43.
Périodiques
  • MARACHE Corinne. "Encourager plus que l'agriculture. Le rôle du comice central agricole de la Double dans le développement rural local", Ruralia, 2005.

    p. 7-8.

Liens web

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