Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Dépendances viticoles et agricoles du château Phélan Ségur

Dossier IA33008636 réalisé en 2013

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées cuvage, fenil, logement d'ouvriers, portail
Dénominations chai, hangar agricole
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : Phélan Ségur
Adresse :
Cadastre : 1825 A4 966, 965 ; 2015 OA 2217

Les bâtiments de dépendance les plus anciens sont ceux qui se trouvent à l'arrière du château, formant une cour fermée. Ils sont représentés sur le plan cadastral de 1825, disposés selon un plan en U. Ils abritent les espaces viticoles, chais et cuvier.

Les façades côté cour sont soignées, percées de travées régulières de fenêtres, et scandées de larges pilastres à chapiteaux toscans. L'ensemble des bâtiments est couronné d'une balustrade d'attique. L'ensemble a probablement été rhabillé au moment de la construction du château entre 1825 et 1835.

Les augmentations et diminutions du cadastre listent les travaux réalisés par Franck Phélan. Ainsi, il fait construire en 1855 5 maisons ou logements sur la parcelle 965, correspondant au long bâtiment figurant sur le plan cadastral au nord des parties viticoles. On retrouve effectivement aujourd'hui encore un alignement de logis, composés d'une porte et d'une fenêtre avec un niveau de comble à surcroît.

Les travaux se poursuivent en 1873 avec la construction d'une maison sur la parcelle 951, ce qui correspond aux dépendances agricoles, étable-grange, hangar agricole et logement.

Puis en 1878, une maison est construite sur la parcelle 960, à côté du premier alignement de logements.

L'ouvrage de 1874 de Cocks et Féret souligne la modernité des installations dans les propriétés de la famille Phélan, qui possède également le domaine de La Chesnaye / Sainte-Gemme à Cussac-Fort-Médoc : "Le propriétaire ayant reconnu, par une longue expérience, l'importance, pour la vinification, d'empêcher l'évaporation des principes essentiels du vin, et constaté les vices du système généralement employé, établit en 1834, sur ses trois propriétés du Médoc, des cuviers d'après un plan qui obviait à ces inconvénients. La réforme fut approuvée et une médaille accordée à son auteur par la Société d'Agriculture de la Gironde, mais ce progrès eut le sort de tant d'autres, il fut longtemps discuté et même tourné en ridicule ; cependant depuis quelques années, l'exemple donné par le propriétaire de Ségur a été suivi et les cuviers de ce modèle tendent à se généraliser dans tout le Médoc". Bernard Phélan fut effectivement l'un des premiers adopter le cuvier dit médocain, avec un plancher équipé de rails et de treuil pour charger et transporter au mieux la vendange par le haut des cuves. En 1857, lors d'un comice agricole, le cuvier à "chemin de fer" servit d’écrin à un banquet offert par le maître des lieux.

Plus de trace aujourd'hui d'un cuvier médocain à Phélan, remplacé par des installations en inox.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

Les bâtiments de vinification forment une cour fermée à l'arrière du château. Les façades côté cour sont soignées, percées de travées régulières de fenêtres, et scandées de larges pilastres à chapiteaux toscans. L'ensemble des bâtiments est couronné d'une balustrade d'attique. Les chais et l'espace de mise en bouteille sont abrités dans l'aile ouest, tandis que le cuvier se trouve dans l'aile sud. L'aile nord présente au nord une galerie à arcades en anse de panier reposant sur des piliers carrés. La trace de nombreuses ouvertures remaniées et condamnées est visible dans les maçonneries. Un caveau voûté se trouve sous l'aile nord (?).

Des logements d'ouvriers sont disposés dans une aile au nord-ouest : ils forment une cour avec l'aile nord des chais, délimitée par des piliers de portail maçonnés. D'autres logements (4 unités d'habitation) sont situés à l'ouest de cette cour : ils sont dotés d'un comble à surcroît qui vient interrompre la toiture en formant fronton.

Les parties agricoles (hangar, grange, étables) sont situées à distance au nord-ouest. Le hangar agricole présente une charpente en bois et un niveau de plancher ayant servi de grange, reposant sur des poteaux de bois fichés dans des dés en pierre.

Une aile de logements complète l'ensemble à l'ouest : un bâtiment à étage carré et une aile de logement avec comble à surcroît.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, comble à surcroît, 1 étage carré
Couvrements
Couvertures toit à longs pans croupe
Typologies cuvier médocain
Techniques sculpture
Représentations monogramme
Précision représentations

Dans le chai, des initiales entrelacées sont incrustées dans le sol ; elles sont identiques à celles figurant sur une plaque de cheminée et sur une verrière du château. Elles correspondent peut-être à la famille Phélan.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Augmentations et diminutions des matrices cadastrales, Phélan Ségur

    Au nom de Franck Phélan :

    -parcelle A959 : construction nouvelle d'une maison, date d'achèvement des travaux : 1863.

    -parcelle A966 : augmentation de construction d'un château, date d'achèvement des travaux : 1860 (revenu qui passe de 100 à 350 frcs).

    -parcelle A965 : 5 constructions nouvelles de maisons, date d'achèvement des travaux : 1855.

    -parcelle A959 : construction nouvelle d'une maison, date d'achèvement des travaux : 1871.

    -parcelle A951 : construction nouvelle d'une maison, date d'achèvement des travaux : 1873.

    -parcelle A960 : construction nouvelle d'une maison, date d'achèvement des travaux : 1878.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret et Fils, 1874 (3e édition).

    p. 174
  • MERIC jean-Pierre. De Ségur à Phélan. Histoire d'un vignoble du Médoc. Bordeaux : Presses Universitaires de Bordeaux, 2007.

Périodiques
  • "Fête solennelle de la Société d’Agriculture du département de la Gironde et du comice agricole de l’arrondissement de Lesparre, le dimanche 13 août". L'Agriculture comme source de richesse, comme garantie du repos social : recueil uniquement consacré aux progrès de l'agriculture, des sciences et des arts qui s'y rapportent, dans la Gironde et les départements environnants..., 1857, n° 9.

    p. 368-371
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire