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Chapelle Saint-Roch de Poyaller

Le mobilier de la chapelle Saint-Roch de Poyaller

Dossier IM40006082 réalisé en 2014

Fiche

Parties constituantes non étudiées tabernacle, lustre d'église, chandelier d'autel, croix d'autel, clochette d'autel, calice, croix de procession, statue, livre, document imprimé
Aire d'étude et canton Mugron
Localisation Commune : Saint-Aubin

Le mobilier de la chapelle de Poyaller semble avoir toujours été d'une extrême modestie, même au temps où l'édifice servait de lieu de sépulture aux seigneurs du château voisin - sépulture dont quelques restes furent exhumés en 1842. Il est aussi peu documenté que la chapelle elle-même pour les époques antérieures au XIXe siècle, à l'exception de sa cloche, datée 1629 et portant le nom de la châtelaine de Poyaller à cette date, Tabitha de Gabaston. Le seul autre élément de quelque ancienneté encore conservé est l'autel-tombeau en bois, datable de la fin du XVIIIe siècle ou du début du siècle suivant. Laissé dans un état de semi-abandon pendant plus d'un siècle, frappé par la foudre en 1892, l'édifice ne possédait plus à la fin du XIXe siècle qu'un mobilier indigent et en mauvais état. En 1912, le nouveau curé Alexis Darcet se préoccupa de le remeubler en partie : furent ainsi acquis un chemin de croix, quelques statues de séries en plâtre, un lustre à pampilles, etc. En 1979, l'oculus axial du chœur a été garni par une verrière décorative d'André Strauss.

Auteur(s) Auteur : Mame Alfred,
Alfred Mame (1811 - 1893)

Éditeur à Tours.


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Annexes

  • Extraits des archives paroissiales de Saint-Aubin concernant la chapelle Saint-Roch de Poyaller et son mobilier

    Recueil paroissial (1572-1906) : transcriptions de documents anciens par l'abbé Lamaignère, notes diverses prises en vue de sa monographie paroissiale de Saint-Aubin

    P. 36-38 : "Origine légendaire de la chapelle de Poyaller. / Le marquis de Bénac, seigneur de Poyaller, par suite d'un vœu ou d'une pénitence imposée, entreprend une lointaine expédition. Dès le début, il est fait prisonnier et reste longtemps enfermé dans un sombre cachot sans qu'il lui soit possible de donner la moindre nouvelle. Le bruit de sa mort se répand et sa prétendue veuve, après sept ans de séparation, se décide à convoler à de nouvelles noces. Elle va se marier avec un marquis du voisinage. Tous les préparatifs sont faits, on est à la veille de la cérémonie. / Sur le soir on voit arriver à Poyaller un étranger, portant dans toute sa personne les traces d'un long et pénible voyage. Il se présente au château, demande pour la nuit l'hospitalité qui lui est accordée, cause avec les domestiques de la maison et, le lendemain, suit le cortège à l'église de Poyaller [biffé] St-Aubin où doit avoir lieu la bénédiction nuptiale. Il entre dans l'église et va occuper un coin dans la partie réservée aux Cagots. / Après avoir prononcé le discours d'usage, le prêtre se dispose à demander leur consentement aux deux époux lorsqu'une voix forte et ferme se fait entendre au fond de l'église : "Je m'oppose au mariage de Madame la Marquise". En même temps l'étranger s'avance vers le prêtre et lui renouvelle son opposition. Quelles raisons avez-vous pour vous opposer à ce mariage, lui dit le prêtre ? Madame la Marquise n'est pas veuve, son mari n'est pas mort, car ce mari c'est moi-même. Un rire général accueille ces paroles ; on traite de fou cet étranger et l'on prie M. le curé de passer outre et de procéder à la bénédiction nuptiale. Je m'engage, reprend l'étranger, à prouver ce que j'avance. Que la cérémonie soit seulement interrompue, que le cortège retourne à Poyaller et là je prouverai si réellement je suis le marquis de Bénac, seigneur de Poyaller, parti il y a sept ans pour une expédition contre les infidèles. / Devant cette affirmation, devant l'assurance donnée de fournir des preuves, le curé n'ose passer outre. La cérémonie est donc interrompue et le cortège reprend la route de Poyaller. Arrivé au milieu du hameau, le seigneur [biffé] l'étranger lance un sifflet et immédiatement on voit la vieille jument du château qui paissait dans une prairie voisine, dresser les oreilles, puis franchissant tous les obstacles courir à travers la foule et venir avec des démonstrations de joie s'arrêter devant l'étranger qui l'appelle par son nom et dont elle reconnaît la voix. Un second sifflet se fait entendre et cette fois c'est la chienne de chasse qui accourt, distingue son ancien maître au milieu de la foule et l'accable de caresses. Malgré toutes ces preuves, la marquise refuse de reconnaître son époux dans cet étranger, elle s'obstine et veut à tout prix reprendre le chemin de St-Aubin pour y terminer la cérémonie interrompue. Alors l'étranger tire de ses poches une boîte renfermant un anneau d'or. C'était l'anneau nuptial portant les armes de la maison Bénac de Navailles. Force fut donc à la marquise de reconnaître son mari. / En souvenir de cet événement, celui-ci fit bâtir la chapelle actuelle sur le lieu même où il avait été reconnu par sa chienne et sa jument (légende du pays qui attache un caractère surnaturel et diabolique au retour du marquis à Poyaller)."

    - P. 40 : "Chapelle de Poyaller. / Mr Faudouas, ancien curé de St-Aubin, allait pendant une partie de l'année célébrer la messe à la chapelle de Poyaller, une fois tous les quinze jours, sur semaine. Ses successeurs ont réduit ce nombre. En 1888 Mr le curé voulut reprendre l'usage établi par Mr Faudouas et dire une messe par quinzaine depuis Quasimodo jusqu'à St Roch. Mgr l'évêque consulté n'a pas permis de célébrer dans la chapelle de Poyaller plus de quatre fois par an. La raison donnée par Sa Grandeur est qu'il faut éviter avec soin tout ce qui pourrait tendre à la création de nouvelles annexes. / La foudre qui est tombée sur la chapelle en 1892 l'a mise dans un état de délabrement tel qu'il n'est pas décent d'y célébrer le sainte messe. La pierre sacrée en a été retirée et portée provisoirement à St-Aubin. / La chapelle de Poyaller possède 1° une croix, 2° un ornement, 3° une aube donnée par quelques pieuses dames de Mugron, 4° une bannière du Sacré-Cœur donnée par Mme Soubaigné Loupret de Mugron."

    - P. 47 : "Le tombeau de la chapelle de Poyaller. / En 1842, Mr M.... faisant l'office du curé voulant se rendre compte de ce qu'il pouvait y avoir sous la pierre sépulcrale de la chapelle la fit lever. On y trouva quelques cordons en fil d'or, des restes de galons également en fil d'or. Un de ces restes a été gardé pendant plus de six mois par un nommé Jean Campet, cordonnier, qui le jeta ensuite, ne voulant plus garder une chose tirée d'un tombeau (renseignement reçu du fils de Jean Campet). Il est probable qu'on trouverait des documents touchant le château de Poyaller chez M. Fontanier de Mugron qui, dit-on, a fait l'acquisition de plusieurs objets venant dudit château."

  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, chapelle de Poyalet (Poyaller), 19 février 1906 (AD Landes, 70 V 294/9)

    "Inventaire des biens dépendant de la fabrique de St-Aubin. Cet inventaire est dressé dans l'église sise au bourg de Poyalet (sic). / {...] L'an mil neuf cent six, le 19 février à 11 heures de matin, en présence de MM. Moumiet Alphonse, curé de St-Aubin, en l'absence de M. Lafitte, président du bureau des marguilliers qui ne comparaît pas bien qu'il ait été dûment convoqué [...]. Nous soussigné Sarrazin, receveur des domaines Mugron [...] avons procédé ainsi qu'il suit à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique de St-Aubin. / Chapitre I. Biens de la fabrique. / 1. Autel. Un, factué (sic), monté sur bois avec toile peinte - 1. / 2. Chemin de croix. Un, 14 tableaux, avec cadre noir de 0m25 de h. sur 0m20 de large, avec gravures sur papier - 0.50. / 3. Chandeliers. Six, en bois doré, de 0m80 de h. - 2. / 4. Croix de procession. Une, en métal argenté, et bâton en bois - 2. / 5. Goupillon. Un, en métal argenté - 0,20. / 6. Burettes, 2 en verre - 0,20. / 7. Christ. Un en plâtre sur croix en bois, de 0m40 de h. - 2. / 8. Meubles. Une vieille caisse en bois - 0.50. / 9. Confessionnal. Un, composé simplement d'une planche mobile, en partie grillée - 0.50. 10. Bâton de bannière, trois en bois - 0.50. / 11. Cloche. Une petite en bronze verni, scellée." // Chapitre II. Biens de l’État dont la fabrique a la jouissance. / L'église de Poyalet est la propriété de l'État ; sa construction remonte à une époque antérieure à la révolution. Elle affecte une forme rectangulaire de 5m de longueur sur 4m de largeur. La valeur du sol sur lequel est bâtie cette chapelle peut être estimé à 20 f. l'are".

  • Liste des oeuvres non étudiées

    Tabernacle [sacristie] (ill. 20144001785NUC2A)

    1ère moitié 19e s. Bois.

    Armoire eucharistique parallélépipédique, à porte en plein cintre flanquée de deux pilastres ; ailerons latéraux découpés en forme de volute rentrante, rapportés.

    h = 37 ; la = 30 (armoire) ; la = 68 (avec les ailerons).

    Lustre d'église [nef] (ill. 20144001978NUC1A)

    1912. Verre taillé et moulé, laiton doré (armature).

    Lustre à six lumières avec bobèches en verre moulé et binets en laiton ; balustre central et pampilles en verre moulé.

    h = 80 environ.

    État : électrifié.

    [Acquis en 1912 par le curé Alexis Darcet.]

    Ensemble de 2 chandeliers d'autel [chœur] (ill. 20144001769NUC2A)

    4e quart 19e s. Laiton et bronze dorés.

    Style néo-roman. Base hémisphérique tripode, tige tubulaire torsadée, nœud torique, bobèche à bord découpé, broche. Décor : rinceaux à palmettes et pommes de pin, rubans plissés et perles (base), torsades (tige), croix grecques fleuronnées et boutons feuillagés (nœud), trèfles découpés (bobèche).

    h = 83,5.

    Clochette d'autel (n° 1) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Laiton doré.

    Manche fondu et vissé. Décor (gravé) : croisillons et chevrons (vase), feuilles d'acanthe (manche).

    Clochette d'autel (n° 2) [sacristie]

    19e s. Bronze, bois fruitier.

    Manche en bois fruitier. Décor (fondu) : filets (au bas du vase).

    Marque "6" fondue sur le vase.

    Calice [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Argent (doré à l'origine).

    Pied circulaire, tige tubulaire, nœud torique, coupe nue à lèvre droite. Décor : croix fleurdelisée en laiton doré (vissée sur le pied).

    h = 17,5 ; d = 7,3 (coupe) ; d= 9 (pied).

    Poinçon : garantie gros ouvrages 1er titre 1838-1973 (Minerve).

    [Lamaignère (1938) : "Comme calice faisant partie du mobilier, nous possédons celui de la "chapelle de guerre", à coupe démontable, laissé en souvenir par M. l'abbé Deyres [Joseph Deyres, curé de 1919 à 1930], en 1930." Peut-être le calice actuellement à Poyaller.]

    Croix de procession [chœur] (ill. 20144001772NUC2A)

    Milieu 19e s. Laiton et bronze argentés, bois tourné (hampe).

    Style néoclassique. Hampe en bois peint en noir, douille emboîtante en laiton argenté, nœud en urne aplatie, croix en bronze argenté ; le Christ (revers creux), le titulus et les fleurons des bras sont fondus et rivés. Christ représenté vivant, les yeux au ciel, les pieds cloués l'un à côté de l'autre ; titulus en forme de parchemin déroulé ; guirlande de laurier, cannelures et godrons sur le nœud ; palmette en forme de lyre avec grappe de raisin aux extrémités des bras.

    h = 84,5 (croix avec la douille, sans la hampe) ; la = 33.

    État : mauvais état, métal oxydé et noirci.

    [Modèle courant ; autre exemplaire identique à Louer (canton de Montfort-en-Chalosse ; réf. IM40004983).]

    Ensemble de 7 statues

    1ère moitié 20e s. (1912 et 1931). Plâtre blanc (sauf mention contraire).

    Saint Roch (chœur ; h = 66 ; acquise sous le curé Alexis Darcet). Sacré-Cœur (chœur ; plâtre polychrome ; h = 78 ; main droit manquante ; acquise sous le curé Alexis Darcet). Immaculée Conception (chœur ; h = 70 ; couronne en laiton doré ; acquise sous le curé Alexis Darcet). Saint Antoine de Padoue (sacristie ; h = 61 ; acquise sous le curé Alexis Darcet). Notre-Dame de Lourdes (sacristie ; h = 62 ; acquise sous le curé Alexis Darcet). Saint Joseph à l'Enfant (sacristie ; h = 64 ; acquise sous le curé Alexis Darcet). Sainte Thérèse de Lisieux (chœur ; plâtre polychrome ; acquise en 1931 [bénite le 18 octobre selon Lamaignère (1938)] ; h = 81).

    Livre : Missel romain [sacristie]

    1875. Alfred MAME, Tours. Papier, cuir sur carton.

    Reliure en cuir rouge à décor doré au fer ; tranche dorée.

    Page de titre : "MISSALE ROMANUM [...] / Turonibus / Typis A. MAME Typographi / illustrissimi ac reverendissimi archiepiscopi, et cleri / MDCCCLXXV.

    Document imprimé : Liste des souscripteurs pour l'achat de mobilier en 1912 [sacristie] (ill. 20144001774NUC2A)

    1912. Papier, encre, bois peint en noir (cadre), verre.

    Titre : "SOUSCRIPTION / en vue d'achats pour garnitures de la Chapelle de POYALER (AVRIL 1912)".

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Recueil paroissial (1572-1906) : transcriptions de documents anciens par l'abbé Lamaignère, notes diverses.

    Archives paroissiales, Saint-Aubin
  • Église (1830-1933).

    Archives départementales des Landes : 2 O 1779
  • Monographie paroissiale de Saint-Aubin.

    Archives départementales des Landes : 16 J 20 bis
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 19 février 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 294/9
  • Dons et legs à la fabrique (1843-1888) : Jean Barrouillet (1843-1845), Marie Saint-Genez épouse Saint-Martin (1843), Joseph Lafitte (1843), Jeanne Dubedout veuve Barrouillet (1843), Catherine Duthil veuve Dubroca (1848-1850), Jean-Baptiste Campagne (1857-1858), Jean Auguste Ulysse Dupoy (1887-1888).

    Archives départementales des Landes : 70 V 294/10
Bibliographie
  • LAMAIGNERE Raphaël. La paroisse de Saint-Aubin (Landes). Pages d'histoire locale d'après les documents officiels. Vaison-la-Romaine : imprimerie Bonne Presse du Midi, 1938.

Multimedia
  • LAMAIGNERE Raphaël. La paroisse de Saint-Aubin (Landes). Pages d'histoire locale d'après les documents officiels, 1938. Document en ligne : http://dzt-isto.chez-alice.fr/st_aubin.htm

Liens web

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