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Edito

Depuis la création de la commission régionale en 1967, l'Inventaire général de l'Aquitaine recense, étudie et fait connaître l'ensemble du patrimoine architectural et mobilier de son territoire, qu'il soit exceptionnel ou représentatif d'une famille d'édifices ou d'objets mobiliers. Depuis une cinquantaine d'années, des chercheurs et des photographes constituent une documentation scientifique normalisée accessible sur ce site.
 
Les dossiers de l'Inventaire général permettent de renouveler la recherche en histoire de l'art et la connaissance en replaçant les territoires, avec toutes leurs composantes, au cœur d'une méthode qui associe des prospections systématiques sur le terrain à des études historiques dans les archives. Ils contribuent à mieux voir un patrimoine parfois oublié ou en devenir que chacun d'entre nous se doit de protéger et de valoriser.

Lumière sur

Les bergeries ou bordes de la commune de La Bastide-Clairence

D'après leurs noms, ces bergeries appelées localement "bordes", dépendent de maisons ou fermes situées dans les vallons, plus près des axes de communication fréquentés.

Les bergeries repérées sont situées sur les hauteurs de la commune, notamment dans les collines près de la limite entre La Bastide-Clairence et Ayherre, ainsi que dans le quartier du Touron, à la limite avec Orègue. Elles sont positionnées près des chemins et entourées de landes, qui constituaient probablement d'anciennes terres communales partagées entre les éleveurs. Certaines maisons possédaient une borde sur les terres d'une commune voisine, comme c'est le cas des Maisons Gazats et Pancousset, dont les bergeries sont établies sur les collines en face, à Orègue.

La plupart des bordes repérées ont un seul vaisseau, avec des agencements plus ou moins similaires. Généralement orientées à l'est, elles sont habituellement environnées par un bouquet de chênes à l'ouest, les protégeant des intempéries et apportant de l'ombre par temps chaud. L'élévation principale est largement ouverte, l'espace intérieur est scindé longitudinalement en deux espaces par une mangeoire centrale.

Un deuxième type a été repéré, dont l’occurrence est plus réduite : il s'agit de bergeries plus développées et à étage, niveau destiné à stocker le fourrage, comme pour la Borde de l'enclos. Dans le cas de la Borde d'Iharse, ce niveau servait à sécher les écorces des chênes tauzin pour alimenter les tanneries. Dans les deux cas, des ouvertures ont été aménagées de façon à en favoriser l'aération.

Enfin, un troisième type correspond à des bordes converties en de véritables fermes, mais dont le nom témoigne de la fonction initiale : plusieurs fermes du territoire communal portent ainsi un nom précédé de "Borde", comme les maisons Borde Curé, Borde Cailleba, Borde de Juet.

Un cas semble représenter un intermédiaire entre l'évolution de bergerie à la ferme : il s'agit de la Borde Castelan, qui présente une petite cellule constituant un logis rudimentaire destiné probablement à abriter le berger de façon temporaire.

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